Vision stratégique 2035 – Journée citoyenne

     Ce samedi, se tenait à ma municipalité de St-Bruno-de-Montarville, une journée citoyenne "Vision stratégique 2035" à laquelle je tenais à assister. Et ce fut un événement encore plus grand que mes espérances les plus utopiques: j'étais aux anges! 

Récapitulons...

Automne 2014

       Pendant que ces derniers mois, ce blogue traînait vers l'abandon, mes idées, elles, continuaient de fourmilier comme toujours. L'automne 2014, mon groupe et moi avons été visiter des terres en Outaouais pour un potentiel lieu d'implantation de nos idées d'éco-communauté. Cela nous a aussi permis de nous asseoir ensemble et de mettre à jour nos défis personnelles selon nos différents enjeux de vie et avoir une vision plus globale pour ce projet. 

Hiver 2014-2015

     Puis, l'hiver qui a débuté très tôt en 2014 et plusieurs membres du groupe sont partis en voyage (dont un qui est parti pour plusieurs mois), nous n'avons pratiquement pas échangé du tout.
    Par contre, de mon côté avec mon conjoint, nous avons beaucoup discuté de ce projet. La première chose qui nous est apparue comme une évidence, c'est la fait que partout où l'on regarde, les éco-quartiers sont principalement tous instaurés par des promoteurs de constructions, ce sont des nouveaux développements résidentiels (le marcher immobilier ayant explosé, il souvent un peu onéreux pour la classe moyenne et hors d'attente pour la plupart des jeunes adultes) et un questionnement qui commençait beaucoup à me chatouiller, c'est: Que fait-on avec ce qui est déjà construit? Est-ce une cause perdue? Doit-on tout raser et recommencer à neuf? N'a-t-on rien appris de nos 20 ans de recyclage?
     L'autre désavantage des éco-quartiers de promoteurs, c'est qu'autre le fait que les maisons soient plus écologiques, l'idée générale reste souvent de "chacun chez-soi, dans sa maison cellulaire", donc chacun sa tondeuse, chacun sa piscine, son jardin, son cabanon pour tous les outils qui ne servent qu'à l'occasion... Donc, très peu de vision au niveau de la communauté, ce qui est en conflit directe avec l'idée que je poursuis avec le Dragon Vert et mon groupe d'intéressés.

Conclusion des réflexions

     Au cours de l'hiver, mon conjoint et moi devions nous rendre à l'évidence de plusieurs points:
  1. Dans les environs de la rive-sud de Montréal (mais c'est aussi vrai pour la rive-nord; nous avons déjà regardé), les prix des terrains est très élevé. Nous ne sommes pas riches... donc dans l'incapacité d'acheter une grande terre par nous-mêmes et les projets de promoteurs ne sont pas assez proche de nos moyens et besoins communautaires.
  2. Nous avons une enfant qui a besoin d'orthophonie et d'ergothérapie. Les listes d'attentes sont souvent longues pour ce type de service et c'est pire une fois l'enfant entrée à l'école (les listes favorisent les enfants d'âge préscolaire). Donc, cela nous crée une grande incertitude à l'idée de déménager en-dehors du cercle de "papa qui travaille à Montréal" et notre centre d'orthophonie et ergothérapie.
  3. Plus important que tout, à la lumière du point #2, personnellement, j'ai dû me rendre à l'évidence que j'aime beaucoup St-Bruno, car quoique imparfaite (car construit selon l'ancien modèle que je considère aujourd'hui désuet), il y a plusieurs points très forts ici. Comme la proximité de la nature (avec le parc national de St-Bruno), les parcs sont magnifiques, les arbres sont matures et il y en a vraiment beaucoup, sans parler que c'est l'une des villes que j'ai vu qui a déjà une belle vie communautaire.
     Donc, la conclusion de notre réflexion, c'est que dans l'immédiat, le rêve de l'éco-communauté n'est peut-être pas possible selon nos moyens... peut-être l'envisager à moyen terme, plutôt qu'à court terme (ça me déchire le cœur de devoir l'admettre... et l'écrire ici!) :(  et comme notre propriété, un quatre et demi, est rendu très serré pour une famille avec deux jeunes enfants, on s'est dit qu'à court terme, peut-être regardé pour changer de propriété pour quelque chose de plus grand, avec terrain pour que je puisse débuter un jardin et un atelier pour que mon conjoint puisse débuter la pratique de la forge ancestrale comme il rêve... et continuer bien sûr les projets pour ce milieu éco-communautaire rêvé, mais sur une échelle de temps plus grande.

Journée citoyenne de St-Bruno

     Puis, avec l'arrivée du printemps, la toute nouvelle administration de la mairie de St-Bruno (je pense!) organise une consultation citoyenne pour prendre le pouls de la population envers différents projets. J'étais un peu démoralisée suite à cette conclusion, mais comme vous pouvez le voir sur l'horaire de la journée, à 11h, "Présentation suivie d'une discussion: Sujet : Les écoquartiers : un modèle pour Saint-Bruno?" et c'était là que je voulais être Samedi!

     Invités spécial pour la présentation: Adèle Pavageau de Vivre en ville. 45 minutes de bonheur pur!

Objectif éco-quartier

     Je n'ai pas eu le temps encore de feuilleter en profondeur (j'ai un ordinateur sur la table d'opération... j'écris ceci sur un ordinateur emprunté...), mais je pense que le document objectif éco-quartier est l'explication détaillée de cette présentation.
     Pour tenter une synthèse, Mme Pavageau nous expliquait combien notre urbanisation aujourd'hui est dysfonctionnelle, non-optimale, qui s’inscrit dans une dépendance à la voiture et qui n'est pas à l'échelle humaine. La présentation parlait de:
  • Réduire l'étalement urbain: comment occuper l'espace d'une manière intelligente, saine autant pour l'activité humaine que pour la nature, bien intégrée, en utilisation entre autre de la verticalité (3 à 5 étages);
  • Une densification "douce" à l'échelle humaine (exemple: le Manoir de St-Bruno au centre-ville, un nouvel édifice à commerces au bas (Familiprix, Lunetterie Iris, clinique de chiropractie et acupuncture à côté d'un centre de yoga, traiteurs, dentistes, etc.) et des condos pour personnes retraitées et autonomes aux étages);
  • Favoriser les déplacements actifs: favoriser l'espace piétonne et cycliste, raccourcir les trajets piétons en réduisant la dimension des îlots, en ajoutant des ruelles propres et végétalisées à l'intérieur des grands pâtés de maisons;
  • Limiter la place et la dépendance de la voiture: repenser le plan des rues à l'échelle humaine,  réduire les stationnements, ouverture des commerces sur la rue (les stationnements à l'arrière, ou espaces de stationnements communs, vertical? pour favoriser la promenade et la convivialité; articuler avec les transports en commun (travaille collectif entre citoyens, villes et compagnies de transports pour éviter les "hubs" pour mieux desservir la population (ex: prendre l'autobus à St-Bruno jusqu'au "hub" du Métro Longueuil (entre 15 et 30 minutes selon l'arrêt d'autobus), pour prendre l'autobus jusqu'à Ste-Julie, la municipalité tout juste de l'autre côté de notre montagne);
  • Gérer les interfaces avec la nature: avoir l'accès à pied à l'agriculture urbaine, faire ressortir les ruisseaux naturels (espace tampon pour le ruissellement pluviales qui éviterait les petites inondations urbaines) et qui pourraient être utilisé comme un espace piéton et pistes cyclables, avec bancs et parcs végétalisés;
  • Qualité énergétique des bâtiments, favoriser l'innovation énergétique
  • Penser aux plus vulnérables, planifié pour les besoins des familles, pour les besoins des personnes âgées, et ce, peu importe la saison, avec une meilleure gestion des quartiers, pour que chaque quartier soit un milieu de vie complet (éviter la centralisation, favoriser la proximité);
  • Diversité! diversité architecturale, diversité des promoteurs, diversité entre les espaces publics et résidentiels, diversité entre le bâtis et le naturel;

     Je vous jure! J'étais d'autant plus atterrée que cette présentation se donnait... chez-nous, dans cette ville où j'habite et où je souhaiterais rester! Mes solutions,  mes concepts... tout y était... avec un gros PLUS que je n'ai pas: l'urbanisation et tout le côté technique que sans formation académique ciblée dans cette matière, je marche un peu à côté de la réalisation concrète d'un tel projet.

    Je suis sortie en lévitation sur un nuage, un sourire béat, le cœur gonflé d'espoir et le moulin à idées dans ma tête complètement emballé! 
    Peut-on m'engager pour travailler sur ce projet à St-Bruno!?? 
   Peut-on m'engager pour travailler pour cet organisme Vivre en ville, qui est tout ce dont à quoi j'aspire et que je travaillais presque toute seule dans mon coin?? (avec l'aide biens sûr de plusieurs amis précieux! :P )

    Toujours autour de l'organisation de cet événement, les citoyens ont été invités à écrire un mémoire sur notre "Vision stratégiques 2035", alors excusez-moi, il me reste trois jours et demi pour le faire.
     Le matériel déjà écrit sur ce blogue me servira sûrement, et si j'ajoute du nouveau matériel, je l'afficherai ici plus tard! :)

Les troubles du spectre de l'autisme

Cet article est paru dans la revue gratuite Vitalité Québec - Octobre 2014 - No 178, écrit pas Marie M. Breton, ND.A. que j'ai trouvé au supermarché Avril de Brossard.


(Comme j'ai copié l'article d'une revue imprimée, j'ai fait personnellement le choix des illustrations pour cette parution. Les fiches des signes et des symptômes ont été tirées de l'anglais; j'ai pris soin de les traduire moi-même).

     On entend de plus en plus parler de l'autisme, du trouble de spectre autistique (TSA) et des troubles envahissants du développement (TED).


     Selon l'American Psychiatric Association, les troubles du spectre de l'autisme (TSA) sont caractérisés par un déficit persistant dans la communication et l'interaction dans différents contextes ainsi que par des comportements, des champs d'intérêts ou des activités restreints ou répétitifs. Il peut s'agir entre autres d'un discourt ou de mouvements répétitifs ou stéréotypés, d'une adhérence inflexible aux règles, de comportements ritualisés ou d'une résistance au changement.
     Les troubles du spectre de l'autisme incluent l'autisme, le syndrome d'Asperger et les troubles envahissants du développement non spécifiés. Il est de plus en plus préoccupant de savoir qu'au Canada, 1 garçon sur 54 et 1 fille sur 252 sont atteints d'un trouble du spectre de l'autisme. Les TSA sont donc cinq fois plus fréquents chez les garçons que chez les filles (Center for Disease Control, 2012).
Aligner des objets est un comportement occasionnel du TSA.
     Cette croissance fulgurante est attribuable à quatre facteurs: 1) un certain nombre de personnes atteintes d'un TSA aujourd'hui auraient reçu un diagnostic différent auparavant; 2) d'autres auraient subi l'omission diagnostique, c'est-à-dire que les enfants n'ayant reçu aucun diagnostic par le passé reçoivent aujourd'hui un diagnostic de TSA; 3) l'élargissement des critères diagnostiques; 4) et enfin, la réelle cause de cas (1). Ce dernier facteur est inquiétant! En ce moment, les causes précises de l'autisme demeurent peu connues. Toutefois, si les facteurs environnementaux restent à être validés, plusieurs études étiologiques prouvent une base génétique prédominante au TSA (2).
     Comme le mentionne l'organisme Autism Speaks, toute intervention précoce (c'est-à-dire au cours des cinq premières années de vie, lorsque la plasticité cérébrale est importante) pourrait améliorer significativement le fonctionnement de la plupart des enfants atteints (Autism Speaks, 2012; Nachshen et collab. 2008). Dans cet ordre d'idée, l'approche naturopathique étant multifactionnelle, les points suivants seront pris en considération.

Troubles gastro-intestinaux

     Outre les symptômes touchant le système nerveux, les troubles gastro-intestinaux sont très présents chez les gens atteints de TSA, touchant jusqu'à 85% d'entre eux (Autism Speak, 2012). L'intestin est le plus grand organe du corps humain et participe à de multiples fonctions. Il est constitué du microbiote, autrefois appelé « flore intestinale », mais aussi de celles se trouvant dans tout le système gastro-intestinal (estomac, selles, etc.). Ce microbiote constitue le plus grand réservoir du microbiome de l'organisme humain. Il est essentiel à l'assimilation des nutriments, participe à la régulation de certains neurotransmetteurs, à la régularisation de l'immunité, à la fermentation des fibres alimentaires et à la production de certaines vitamines du groupe B. C'est pourquoi une flore intestinale saine est essentielle pour être en santé. De plus en plus de recherches parlent de l'intestin comme étant le deuxième cerveau humain.
     Une dysbiose, c'est-à-dire un changement dans la composition ou la stabilité des populations bactériennes de l'intestin, peut être due à des intolérances alimentaires, à une prolifération des levures ou de bactéries pathogènes, à la prise d'antibiotiques, à une intoxication aux métaux lourds, etc. L'utilisation quotidienne d'un mélange de probiotiques contenant diverses souches de bactéries amies (lactobacilles, streptocoques et bifidobactéries) permet de réensemencer cette flore si précieuse et peut diminuer les symptômes d'un TSA. Du côté alimentaire, le tempeh, la boisson « kombucha », la choucroute(3), le miso et le kéfir sont les meilleurs choix d'aliments, puisqu'ils renferment une grande quantité de bonnes bactéries.

Fiche de symptômes du TSA


Métaux lourds

     Une hypothèse soutient que, chez l'autiste, la capacité naturelle de l'organisme à se débarrasser des métaux lourds serait réduite à la suite d'un polymorphisme génétique. Il pourrait y avoir une relation causale (directe ou indirecte) entre l'exposition du cerveau aux métaux lourds et certains symptômes de l'autisme. Ces métaux sont apportés (éventuellement in utero) par la nourriture, l'eau, les amalgames dentaires, certains médicaments, les vaccins ou l'air inhalé. La toxicité des métaux lourds pour le cerveau pourrait expliquer, du moins en partie, la réponse cérébrale diminuée à la perception de la voix observée chez l'autiste(4).
     Ces métaux s'accumulent dans les tissus, perturbant leur développement, principalement dans le système nerveux, en particulier le cerveau. Les enfants présentant un taux plus élevé de métaux lourds dans leur cheveux sont ceux qui, plus tard, réussiront le mieux les tests de coordination et le test de Boston évaluant les capacités cognitives. Il est normal de retrouver du mercure dans les cheveux des sujets sains, car ceux-ci éliminent le mercure provenant de l'environnement, de l'eau, des résidus d'amalgames de la mère, etc.

Problèmes métaboliques

     Le glutathion est l'antioxydant intracellulaire le plus important. Le glutathion joue un rôle essentiel dans la détoxication des métaux lourds et de certains polluants, ainsi que dans la régulation des lymphocytes T, dans l'intégrité de l'épithélium intestinal et dans la fonction mitochondriale. La synthèse du glutathion nécessite un acide aminé appelé « cystéine ». En outre, les personnes atteintes de TSA présentent des taux de cystéine inférieurs d'environ 29%. De plus, les enfants autistes sont plus à risque d'éprouver des problèmes en ce qui a trait au transport des folates réduits (vitamine B9), alors qu celle-ci jour un rôle essentiel dans la reméthylation de l'homocystéine en méthionine (James, 2006). Cette action métabolique est très importante pour assurer une bonne détoxication hépatique et la prévention des troubles cardiovasculaires, mais aussi pour éviter les dommages oxydatifs.

     Il est essentiel que nous puissions utiliser la science actuelle afin d'aider les nombreuses familles touchées par l'autisme. Il est également très important de pouvoir travailler en se fondant sur un paradigme qui tient compte de cette réalité. Plusieurs autres facteurs seront aussi à prendre en considération, comme la régulation des neurotransmetteurs, l'équilibre des acides gras, des vitamines et minéraux, ainsi que la fonction mitochondriale et les fonctions métaboliques. Cette approche permet de changer le paradigme voulant que l'on ne puisse rien faire poutre traiter efficacement les troubles du TSA, et par le fait même améliorer la qualité de vie de ces enfants et de leur famille.


Références
(2) Miles, J.H., « Autism spectrum disorders - a genetics review », Genetics in Medicine, vol. 13, No 4, 2011, p.278 à 294.
(3) Note (ajout) personnel: la choucroute ancestrale en lactofermentation (et non celle au vinaigre!)
(4)  http://fr.wikipedia.org/wiki/Théories_de_l'autisme_et_des_troubles_envahissants_du_développement

Les cures préventir du cancer (8)

Suite de :

Conférence du Professeur Henri Joyeux, cancérologue et conseils nutritions.


      Lorsque la propagation d'un cancer diminue, ce n'est pas grâce à l'avancement de la médecine ou des soins de ce cancer, mais l'augmentation des bonnes habitudes de vie qui préviennent ce cancer. 
     Rencontrez ici le professeur Henri Joyeux, professeur de cancérologie et de chirurgie digestive à la Faculté de Médecine de Montpellier, spécialiste en nutrition et cancer, alors qu'il donne une conférence gratuite en Belgique.




Professeur Henri Joyeux
     Professeur Joyeux le dit clairement dans son discourt, il ne veut pas devoir soigner le cancer: il désire au plus profond de son être PRÉVENIR le cancer, informer le grand public des changement de comportements simples et quotidiens, les éduquer à propos de la consommation de certains aliments, comme les produits laitiers, le sucre, les bouleversements endocriniens dus aux pilules contraceptives, viandes rouges (rapidement), avec un bel exposé sur les conséquences de santé pour chacun. 
     J'aime bien comment il fait un survol du système digestif, de la bouche au rectum, pour expliquer globalement comment chacun fonctionne, les bonnes habitudes, les mauvaises, pourquoi et les conséquences pathologiques de ces mauvaises habitudes. Dans cette vidéo "première partie", il parle principalement du cancer du système digestif et hormonaux, et des habitudes nutritionnelles.






     Dans la deuxième partie, le Professeur Henri Joyeux éduque à propos du gluten et de la maladie cœliaque, puis en répondant aux questions du publique, il informe au sujet des phyto-hormones, ostéoporose, Alzheimer, hypo/hyperthyroïdie, la gomme à mâcher, les fibres, les légumineuses (comment les faire cuire pour qu'ils soient pleinement nutritif, tout en évidant les troubles intestinaux souvent reliés aux légumineuses), les fruits versus le jus de fruits (qui fait écho à son énoncé dans la vidéo précédente sur les bienfaits de la mastication et des fibres), les méthodes de cuissons les plus vitalisantes ou au contraire, l'exercice physique, les plus destructives pour les nutriments, le sujet de la santé hormonale revient souvent, SPM, santé mammaire, cancer du sein, ménopause... l'hyperactivité. Il donne des trucs facile d'herboristerie, ouverture à l'aromathérapie ou autre thérapie alternative et surtout la nutrition, tout pour favoriser la prévention. (La vidéo coupe très raide, en plein milieu d'une histoire... Je vais tenter de trouver (plus tard) une meilleure vidéo de la même conférence, si elle existe. :)

Dilemme, questionnement, état d'âme...

     Je vis un dilemme dont je ne trouve pas la réponse, depuis 2012, depuis que j'ai pris profondément conscience des problèmes climatiques et sociaux. À quoi bon être écrivain, à quoi bon avoir une job, alors que je vois la Nature s'écrouler partout et la Vie menacée?
      Je sens l'urgence d'agir, nous sommes au bord du gouffre et pourtant, la vie continue comme si rien n'était. On continue de surconsommer comme si les ressources étaient infinies, alors que nous sommes dans la pente descendante (et abrupte) du déclin. On continue de consommer du pétrole sous toutes ses formes, alors que nous savons que nous avons dépassés l'ère de "pic pétrolier". Le pétrole qui reste à chercher est toujours plus "compliqué" et polluants à extraire et de plus en plus compliqué et polluante à le raffiner. Et on ne parle pas encore des minéraux, comme l'or, qui sont tous aussi compliqués et polluants à miner de nos jours. On fait semblant qu'on est dans un "golden age", mais il est fini depuis plusieurs décennies.

     Alors à quoi bon avoir une job, à quoi bon aller au gym, ou poursuivre ses études... à quoi bon poursuivre notre quotidien... alors qu'on devrait tous s'arrêter et travailler pour créer les changements nécessaire pour la survie de l'humanité!??

     Et des changements, il en faut à tous les niveaux, depuis la gouvernance du monde, l'économie qui, telle qu'elle est fondée en ce moment, est l'ennemi juré de l'écologie (et donc, de notre habitat, de notre épicerie, de l'air qu'on respire, de l'eau qu'on boit). L'économie telle qu'elle est maintenant nous mènera à notre perte! Mais il y a aussi des changements plus simples, comme notre consommation personnel, et les petits changements d'habitudes tous simple et quotidiens qui feront une grande différence, comme acheter en vrac, comme acheter des objets plus durables et les remplacer moins souvent. Recycler, c'est bien, mais c'est une industrie aussi polluante. Il faut avant tous repenser l'utilisation des ressources, car elles sont toutes limitées et nous en sommes beaucoup trop gourmands.
     Et je suis là à vouloir changer le monde, mais en même temps, mon "bliss" c'est l'écriture... et je n'arrive pas à concilier mon besoin d'écrire (que je sens ne pas être suffisant pour l'urgence de la situation) et ma peur de voir tout s'écrouler, de voir l'humanité tomber dans une crise planétaire pour les ressources, pour sa survie, des guerres autour des dernières sources d'eau potable...

     Plusieurs me disent que comme l'écriture est une de mes forces, c'est peut-être ma réponse par la sensibilisation et l'inspiration (quoique je n'ai pas l'impression que ce soit "assez fort" comme action). Je vais méditer sur le sujet; j'ai déjà plusieurs idées qui me viennent.
     À suivre!

Petit contre-temps...

     Je voulais prendre le temps de poster un petit mot après une période de silence involontaire. J'avais plusieurs articles en tête à écrire, entre autre dans la série « Cures alternatives contre le cancer » et dans la série « Concept de l'éco-communauté ». 
    Mais voilà que la vie nous a réservé une petite surprise imprévue qui a mené mon amoureux et père de mes filles en ambulance, puis une petite semaine à l'hôpital, puis un mois de convalescence. Je vous rassure, tout se remet tranquillement en place et on ne craint plus pour lui, mais disons que les premières semaines, nous vivions au jour-le-jour, et les projets ont été placé temporairement de côté.




    Nous avons aussi eu la visite de ses parents pour nous aider (ils sont en France, nous sommes au Québec), qui ont été logé chez mes parents. Donc la conclusion de cet « obstacle » dans nos vie aura été de resserrer tous les liens familiaux. :)

     Si les articles n'ont pas avancés comme prévus, les idées elles progressent! L'été arrive aussi à grand pas et il me manque une garderie pour une de mes filles pour la saison estivale, avant son entrée à l'école. Alors, je ne peux pas encore faire aucune promesse sur ma disponibilité à avancer les nouvelles-web du projet du Dragon Vert, mais j'ai déjà plusieurs choses inscrites à mon horaire pour la progression "physique" du projet. ;o)
     Sitôt que les choses avancent de façon significative, je prendrai le temps d'écrire des nouvelles. 

     Alors, à bientôt!

2.c) Une coopérative pour les éco-entreprises et la terre.

      Lorsque je regarde d'autres projets d'écovillage, il m'arrive de tomber sur des projets plutôt domiciliaires, qui sont dans des places parfois à rêver, mais qui… n'offrent pas tellement de solutions côté emploi. Si l'on quitte les grands milieux urbains, nous, en mal du système… il faut tout de même penser à un revenu.

Revenu?

     Le côté «économique» des choses rend souvent les coeurs froids; soit par l'appât du gain qui chavire si facilement vers la corruption; soit par la peur de cet appât! Dans les groupes écolo-sociaux, il n'est pas rare de tomber sur les sujets de «monde sans argent», comme dans la vision du visionnaire et futuriste Jacques Fresco, ou autre révolution économique, comme le propose par exemple Charles Ensenstein dans son livre «Sacred Economics». Et je suis d'accord avec ces points!


     Par contre, nous ne sommes pas rendu dans de telles société encore. Quoique je ne me suis pas encore fixés les idées sur quelle genre d'économie ou système financier j'aspire (je manque de recherches, d'approfondissement et de réflexion à ce sujet), ça reste pour moi un but à moyen ou long terme. Dans l'immédiat, la réalité des choses fait qu'il est plus facile de fonctionner en société avec le système monétaire et il est possible de le faire sans tomber dans la corruption.
     Si je peux me permettre une métaphore: lorsque nous avons un meurtre sous la main, le fusil est l'arme du crime… pas le criminel en soi! Il en va de même pour la monnaie, qui est avant tout un outil d'échange... et elle a la valeur qu'on s'accorde à lui donner.

Économie écologique?

     De plus en plus, le mot est dit haut et fort, «C'est le capitalisme (ou l'hyper-consumérisme) qui est responsable de la crise environnementale». Il va de soit que l'écologiste-activiste en moi n'est pas en faveur de l'hyper-consumérisme: c'est un non-sens à la vie de consommer toutes les ressources naturelles au rythme actuel, pour en faire des produits avec obsolescence programmée qui seront mort avant la véritable usure de lesdites ressources. Les poubelles d'aujourd'hui deviendront les mines de demain!
     Arrivés dans un nouveau éco-village, c'est très excitant tout cela, mais la vie continue! Et un revenu familial restera essentiel, en attendant les changements de société de ce côté. Je pense qu'il y a plusieurs ressources pour créer une «économie écologique» ou une économie «à grandeur humaine». Nous avons besoin de revenus, pas de tous êtres millionnaires! Et un revenu pour tous, c'est aussi possible sans saccager la nature, sans la saigner à blanc de toutes ses ressources naturelles.
     Donc, j'ai fait mention des éco-entreprises dans le Concept global du projet, mais je me dépêche de préciser que celles-ci devront être en coopérative!

Qu'est-ce qu'une coopérative?

     Sur le site du gouvernement du Québec, nous pouvons lire la définition des coopératives suivante:
     Une coopérative est une personne morale regroupant des personnes ou des sociétés qui ont des besoins économiques, sociaux ou culturels communs et qui, en vue de les satisfaire, s'associent pour exploiter une entreprise conformément aux règles d'action coopérative.
     Comme la société par actions, la coopérative est une personne morale distincte de ses membres et la responsabilité de chacun des membres y est limitée à la valeur des parts souscrites.
     Toutefois, elle se distingue des autres entreprises par le mode de répartition de ses excédents. Ceux-ci sont remis aux membres sous forme de ristournes, selon l'utilisation de chacun des services de la coopérative.
     Voici deux courtes vidéos pour mieux illustrer:




     Il y a donc un aspect lucratif à la coopérative, toutefois les revenus ne tombent pas dans les poches selon un mode pyramidal comme dans une corporation, mais elle est versée de façon égales entre tous. Ce sont aussi des entreprises très démocratiques, où chaque travailleur(se) a un droit de vote égale pour les décisions de l'entreprise. Le modèle de la coopérative est pour moi une façon de travailler en communauté pour que tous se sentent «chez-soi», et travaillent autant pour les besoins de sa famille que de sa communauté.

     En ce sens, j'aime bien la vision asiatique:
 «Si je gagne, tu gagnes; si tu perds, je perds.» 




     Ceci diffère du principe de la Corporation, qui par définition, doit être profitable (à ses directeurs et actionnaires), et doit chaque année doubler lesdites profits. 



     Au sujet des corporations, je vous suggère le documentaire «The Corporation: The Pathological Pursuit of Profit and Power», qui est en tout point… le contraire du modèle que je cherche à faire!



Coopérative pour les entreprises / Coopérative pour la terre

     En vivant à l'éco-village, les résidents peuvent travailler dans l'une au l'autre des éco-entreprises au-travers de la coopérative du village. Ils ont donc un revenu familial, tout en favorisant le développement de leur communauté écologique.
     Mais le mouvement coopératif va plus loin encore que simplement les entreprises. Il s'applique aussi pour la terre sur laquelle les résidents vivent. Dans la même optique que le Fond Foncier Communautaire de TerraVie, la terre où l'éco-village sera fondé, sera la propriété de la coopérative, et donc, de tous résidents du village. Sauf pour les lots de terres qui seront des terrains résidentiels privés et les espaces protégés, la terre sera un espace commun et les produits de son exploitation revient à ceux qui ont travaillé sur le projet.


2.b) Visualisation des hameaux

     Pour faire suite au concept global de l'écovillage, voici une prévisualisation simple que j'ai fait pour illustrer mon idée d'urbanisme de l'écovillage que j'entrevoie. Comme je l'ai déjà dit, je ne suis pas une spécialiste de quoique ce soit, donc cette représentation reste naïve et nécessite d'être réviser par des professionnels (urbaniste, notaire, architecte et autres spécialistes législatifs, spécialistes du bâtiments, etc.). Elle n'est ici qu'à titre d'exemple, pour l'illustrer l'idée que j'ai en tête.

Hameau à six terrains

      Voici donc un hameau de six habitations, avec un espace commun au centre. Pour composer le village entier, il y aura plusieurs hameaux autour d'un centre commun plus grand encore (voir les autres images).
     La division du terrain se fait sur une grille hexagonale, pour faciliter le dessin des espaces circulaires. Les dimensions peuvent être ajustées en fonction des désirs et besoins des résidents (à voir par projets); je répète que ceci n'est qu'une illustration à titre d'exemple.
   


     A. Selon le schéma présenté ci-haut, il s'agit d'un territoire d'environ huit acres, dont environ 38% est boisé et le reste est en « paysagement nourricier » (de l'expression anglaise «edible landscape»; pour en savoir plus, je vous suggère cette vidéo d'une conférence TED Talk sur le sujet (en anglais et sous-titré en français) et qui a été une de mes plus grandes sources d'inspirations à l'origine de mon projet!)

     B. Un terrain résidentiel d'environ un demi-acre carré. Cet espace est la propriété des résidents. Peu importe la direction de la rue ou du hameau, les maisons font toutes face au Sud (et le mur Sud de la maison doit être doté d'une importante fenestration, ou d'une serre), pour maximiser l'énergie passive du soleil. Selon l'image ci-haut, une seule résidence privée style "unifamiliale" figure par terrain, mais rien n'empêche de faire des maisons en semi-détachés ou style "maisons de ville" (maisons plus petites en rangés) ou autre.

     C. Un espace commun, dont les six résidents du hameau peuvent se partager (espace et coûts) pour y installer ce dont ils ont besoin: jardin potager, serre commune, verger, parc d'enfant, piscine, étangs, poulailler, espace de stationnement supplémentaire, etc. Ils sont d'environ deux acres carrés. Selon cet exemple, l'espace commun de ce hameau est quatre fois plus grand que les terrains résidentiels.

      D. Autour des résidence, c'est boisé, pour assurer une intimité maximale des résidences. Le boisé est à la propriété de l'écovillage tout entier et devient un espace de partage pour les résidents. 

      E. Des sentiers pédestres, des pistes cyclables ou de ski de fond... ou des sentiers équestres ou des pistes de traineaux de chiens! ...peuvent être aménager selon le désirs des résidents du village en périphérie des résidences.

Un village à plusieurs hameaux




    A. Selon le schéma présenté ci-haut, huit hameaux de six terrains résidentiels sont réunis autour d'un grand terrain commun central. Il y aurait pu en avoir six ou douze... pour l'exemple, j'ai choisi huit. Il s'agit d'un territoire d'environ 140 acres (chiffre approximatif et arrondi), dont environ 30 à 50% est boisé et le reste est en « paysagement nourricier ». (Ceci est applicable pour le « coeur du village », mais le boisé peut être plus grand à l'extérieur du « coeur », selon le désir et intérêts des résidents).


     B. Un des huit hameau, d'environ huit acres chacun et de six terrains résidentiels chacun (tel que vu sur l'image précédente), et un terrain commun au centre pour les résidents avoisinants.

     C. L'espace entre les hameaux est boisé. Cette petite forêt à plusieurs avantages: couper le bruit de la circulation des voitures, rendre les lieux résidentiels plus intimes et plus tranquilles, en plus de pouvoir y aménager des sentiers pédestres, des pistes cyclables, ou de ski de fond... ou des sentiers équestres, selon le désir des résidents du village. Sans oublier que la forêt, c'est toujours magnifique, accueillant; sous ses feuilles, la chaleur abrupte de l'été est réduite, mais les grands froids d'hivers aussi en coupant le vent.

     D. Au centre du « coeur du village », un nouvel espace commun d'environ trente-deux acres. Selon le nombre de résidents et des besoins de ceux-ci, cet espace commun pourra abriter une fermette, des vergers, des paysages nourriciers, une serre commune plus grande, un semencier... Lorsque le nombre de résidents est suffisant, il devrait aussi contenir un centre communautaire, où se tiendra les assemblés, les événements spéciaux, les activités pour les jeunes ou les aînés. Il pourrait aussi y avoir le marché public, un petit magasin général pour les résidents, une garderie pour les tous petits, une piscine publique ou des étangs, les éco-entreprises, restauration, des stations de charge pour les voitures électriques, les activités touristiques, etc. Voir l'article sur le Concept Global pour d'autres idées à quoi le coeur du village pourrait servir.

     E. Pour ce qui est des routes et de la logistique urbaine, je répète que c'est un exemple et je n'ai aucun doute que les routes pourraient être mieux pensées. Par contre, je reste convaincue que dans un tel village, l'urbanisme devrait être pensé en fonction de limiter les déplacements en voiture à l'intérieur du village et mettre en avant les déplacements à pieds, à vélo, en chaise roulantes électriques, etc., pour une approche écologique et santé maximale.

     En dessinant le schéma sur une base circulaire, plus le centre est grand par rapport aux hameaux, plus il est possible de mettre de hameaux autour du centre commun. (La même idée s'applique pour le hameau en soit, plus les terrains résidentiels sont petits par rapport au centre commun et plus il pourrait y avoir de terrains pour un même espace commun).