1c) Qu'est-ce qu'est le projet du Dragon Vert?

Écrit le: 30 Décembre 2013
(pour voir la suite des textes fondateurs du projet, consultez la page Projet pour voir la liste des articles)
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D'où vient le symbole du Dragon Vert?


     Ma principale inspiration vient d'un site internet qui s'intitule : «Resisting the green dragon», «une réponse chrétienne à l'environnementalisme radicale».

     Pourquoi ont-ils, eux, choisi le dragon? Je ne leur ai pas demandé, mais j'imagine que c'est «la bête sauvage», «l'indomptable» et probablement aussi «une personnification du démon» (en référence au combat de St-Michel contre le dragon/Satan)…

     C'est plutôt désolant de voir que la chasse aux sorcières, du Culte de la Terre ou des idées «païennes» existe encore aujourd'hui…

The Forest Spirit, par DragginCat


Pourquoi ai-je choisi ce symbole?

     Déjà, ça commence par le fait que je suis écrivain de fantasy et science-fiction et que j'aime la figure du dragon. Le dragon, dans des cultures non chrétiennes, symbolise le plus souvent la force et la sagesse. Le dragon est une créature millénaire qui cumule les trésors et/ou la sagesse; tout comme l'agriculture est un savoir millénaire qui nous a permis de prospérer.
     Puis, avec l'arrivée de la technologie et des produits chimiques soi-disant révolutionnaires, en moins d'un siècle nous avons affaibli les sols à un point tel qu'ils menacent de se désertifier, la planète entière en est malade, le cycle de l'eau est débalancée.
     Le modèle d'agriculture par monoculture n'a rien de naturel. Peu importe les raisons qui nous ont mené à la révolution verte à l'origine de notre modèle agricole, il faut se rendre à l'évidence que les conséquences environnementales sont catastrophiques — déforestation, fertilisants et pesticides issues de la pétrochimie, désertification des sols, pollution de l'eau, plantes malades, animaux malades, OGM…
     Il nous faut admettre que ce modèle est une erreur et retrouver les connaissances d'une agriculture millénaire en respect avec la nature.
     Et cette créature mythique, le dragon, devient ici mon symbole, ma personnification de l'esprit de la nature verdoyante. Ce projet en est un environnementaliste nécessaire; je l'assume sans me cacher.
     La nature, nous l'avons dénaturée en essayant de la contrôler. Nous avons vue comme «sauvage», nous l'avons dissociés de notre humanité. Et maintenant que nous sommes déshumanisés (ou « trop » civilisés), je crois qu'il est temps de (ré)apprivoiser la nature, de réapprendre à vivre avec elle — elle qui est si riche, si abondante, si généreuse. Il nous faut prendre le temps de la comprendre, de s'harmoniser avec elle, plutôt que de travailler contre elle.
     Il est temps de (ré)apprivoiser le Dragon Vert.

Forest Spirit, par SnowSkadi


L'oeuf du Dragon, la naissance d'une idée

      J'étais là à écrire des romans de sciences-fictions et de fantasy; je travaillais sur un projet où, plutôt que de faire une post-apocalyptiques, j'ai choisi une fiction futuriste qui montrent des solutions durables. Après deux ans à travailler l'intrigue et tout, j'étais rendue à penser comment, dans cette histoire, passait-on de «aujourd'hui» à ce «demain»… et comme je faisais la liste des étapes et que je détaillais ce demain pleins de solutions, j'ai été soudainement foudroyée.
      Qu'est-ce que je faisais là, à écrire une fiction futuriste, alors que je pouvais faire ces étapes, ici, maintenant… et peut-être ensuite écrire un livre, au passé, de comment j'ai fait ces changements?

      Il fut un temps où j'ai attendu que le gouvernement fasse quelque chose. Où je me suis plaint qu'il ne faisait rien. J'en ai assez d'attendre après les autres, après le système. Ils sont trop occupés par les élections, leur siège, leur carrière, ou parlementer. Pendant ce temps, la planète se meurt. Pendant ce temps, mes enfants respirent, mangent et vivent dans la pollution.

      Le changement est nécessaire maintenant. On parle souvent des problèmes, mais qu'en est-il des solutions? Il y en a pleins, en fait, des solutions, mais je pense que personne ne s'entend sur lesquels choisir.
      Ma question, c'est pourquoi «une» solution? Pourquoi pas «pleins» de solutions? Pourquoi s'arrêter à imposer un modèle qui s'appliquerait pour toute la région, la province, le pays, le monde entier? Il faudra des solutions à bien des niveaux. Bien entendu, je me suis intéressées aux solutions à mon niveau à moi, à grandeur humaine, et de la proportion de ce que je serais capable de faire…

Le projet du Dragon Vert

     Le projet du Dragon Vert, c'est de créer un modèle d'écovillage permaculturelle axée sur la vie communautaire et familiale — de bébé à aîné.
     Ce modèle est basé sur un rêve, le rêve de la vie que j'aimerais vivre. J'ai l'intention de fonder un (ou plusieurs!) de ces «villages» ou «quartier» ou «cité» et d'y vivre moi-même. Mais je souhaite aussi documenter ma vision, ainsi que le processus de création et offrir cette expérience pour que d'autres puissent s'en inspirer, gratuitement, et fonder leur propre écovillage là où ils le veulent.



Informations gratuites, pourquoi?

     En un mot, parce que je souhaite ce genre de changements partout et le plus vite possible. L'argent ne ferait que ralentir les ardeurs de ceux qui ont une grande volonté et empêcherait de participer ceux qui en ont le plus besoin.
     Je ne me lance pas dans ce projet pour gagner de l'argent, mais pour gagner de la vie et pas seulement pour moi, mais bien pour nous tous.



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1) Introduction


a. Qui est derrière le Dragon Vert?
| Qui suis-je? | Inquiétudes | Idéologies | Être mère | Mission et (r)évolution |
b. Inspiration et Engagement
| Tout commença dans la noirceur | Un monde imparfait | Qui sauvera le monde? | Héritage et Engagement |
c. Qu'est-ce que le Dragon Vert?
| D'où vient le symbole du Dragon Vert? | Pourquoi ai-je choisi ce symbole? | L'oeuf du dragon, la naissance d'une idée | Projet du Dragon Vert | Informations gratuites, pourquoi? |
d. Être éco-responsable
| Ce n'est pas… | C'est plutôt… | La nature ne réduit pas Ce n'est pas… | Faire preuve d'intelligence | Écologie et technologies |
e. Régénération
| Réajustement | Vivre différemment | C'est «durable»? | Réduire? Oui, quand même un peu | Solution «régénératives» |
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1b) Inspiration et Engagement

Écrit le: 30 Décembre 2013
(pour voir la suite des textes fondateurs du projet, consultez la page Projet pour voir la liste des articles)
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Tout commença dans la noirceur

     Enfant, je trouvais que nous vivions à l'époque la plus ennuyant et la plus ordinaire. Cela dit, j'ai dû grandir et mûrir pour réaliser que c'est entre autre par le confort d'où je suis née. La misère existe au Québec comme partout, mais elle est moins misérable qu'elle peut l'être dans les pays où les écart entre les pauvres et les riches est plus vaste, où la famine est grande, où la guerre est incessante, où les enfants et les femmes n'ont pratiquement aucun droit… N'empêche, j'avais cette idée superficiel que nous étions à une époque ordinaire et sans intérêt.
     Et lorsque j'ai compris les enjeux qui se présentaient à notre génération, j'ai été assommé par la grandeur de ce qu'il y a à faire…


LA PRESSE La raffinerie de Pétro Canada dans l'est de Montréal. 

      Je me rappelle avoir été désespérée autour de 2006 et 2007. Je me rappelle avoir regardé autour de moi, pour ne voir que de la pollution, des déchets partout, la dégradation de la qualité de l'eau, de la terre, de l'air, la désertification des sols, les dérèglements climatiques et les cataclysmes qui s'en suivent — inondations, tsunami, tremblement de terre — et la corruption omniprésente de l'élite dirigeante ou corporative…
     Je me rappelle m'être dit que je ne pouvais pas me permettre d'avoir des enfants, parce que le monde était trop pourri. Je me désolais de ne pas avoir réussi à changer les choses pour leur offrir un monde meilleur, un monde à la hauteur de ce que mes enfants méritent. J'ai réellement envisagé ne pas avoir d'enfant, pour cette raison.
     Puis j'ai trouvé cette idée des plus tristes... Pourquoi me priver d'un des plus beaux plaisir que la vie a à offrir : des enfants? Où irait le monde, si tout le monde prenait la même décision? Je me suis dit qu'au contraire, il nous faut des enfants!

Un monde imparfait

     Je suis moi-même née dans un monde imparfait, ainsi que mes parents et mes grands-parents. Les enjeux changent à chaque génération, mais depuis la nuit des temps, le monde est imparfait. Nos aînés nous font visiter ce monde imparfait, nous montre humblement les erreurs qu'ils ont fait et nous enseigne à réfléchir sur les solutions. Et chaque génération apporte des solutions pour rendre le monde un peu meilleur. Chaque génération fait des erreurs, puis admets humblement à ses enfants les erreurs commises et les aide avec l'expérience qu'elle a gagnée.
     Ceux de ma génération sont prompts à accuser les babyboomers, mais je pense que c'est une erreur. De cette génération de babyboomer, nous avons vu des John Lennon devenir un activiste de la paix, nous avons vu David Holmgren (étudient de Bill Mollison) lancer un des mouvements écologiques les plus durable : la permaculture, ou des Jean Barbe descendre dans les rues avec les jeunes pour activement revendiquer les droits de scolarité universitaire abordable pour tous.
      Et nous, que dirons nos enfants, lorsqu'ils seront grands? Nous accuseront-ils d'avoir vécu à l'heure des signaux d'alarme et de n'avoir rien fait pour sauver l'humanité qui fonce droit vers une catastrophe planétaire, si rien n'est changé? Nous avons tous nos tords et nos défaut. L'heure est trop grave pour pointer du doigt. Et comme toujours, je pense qu'on s'en fout c'est la faute à qui! Le merdier est là, il faut le ramasser et il est trop grand pour que ce soit l'affaire d'une personne héroïque.

Qui sauvera le monde?

      Le sentiment d'accablement que j'ai eu en voyant ce monde pourri, je ne pense pas être la seule à l'avoir ressenti. Je pense qu'au contraire, bien des gens le ressentent. Et nous sommes tous accablés dans notre coin, à penser que nous n'avons pas les moyens, ni la force de sauver le monde. Par culture, nous avons grandis avec des images de super-héros tous les samedis matin. Et nous réalisons que nous n'avons pas de super-pouvoir comme Superman ou Wonderwoman, et nous ne sommes pas non-plus millionnaire comme Bruce Wayne qui devient Batman, le justicier masqué d'une ville corrompue à la rescousse chaque nuit.
     Nous sommes tous des monsieurs et madame tout le monde, des hommes ou des femmes de la construction, des paysagistes, des réparateurs de voiture ou des enseignants d'école… Qui sommes-nous pour nous lever et prétendre vouloir sauver le monde? Nous n'avons pas la force moral ou physique! Nous n'avons pas l'argent… ni le temps! Alors qui?
       Je pense que c'est notre monde à tous. Alors pourquoi la tâche de sauver le monde devrait-elle pas être l'action de nous tous rassemblé?





     Nous sommes tous des nobody, qui n'a pas assez d'argent, ni de temps pour ces choses. Mais il y a tous quelque chose que nous savons faire, qui est un talent qui nous est propre. Je n'ai pas un talent pour argumenter, pour me «battre», ni même pour convaincre. Mon talent à moi réside vraiment dans les idées. Je suis créative, j'ai de la facilité à écrire et de dessiner… et donc mon effort, je le met là. J'écris ce document pour inspirer de mes idées. Si vous avez des idées vous aussi, si dans ma naïveté, j'écris des choses qui ne se peuvent pas, joignez-vous à moi et nous réviserons ce document pour qu'il soit réaliste, faisable et remplis de solutions de Dragons Verts.
      Je ne veux même pas faire de l'argent avec ce projet, car je trouve que ce serait un frein — certaines personnes ne pourraient se le payer — alors qu'il est urgent d'agir! Quelqu'un d'autre sera talentueux(se) pour repenser les bâtiments de demain, ou repenser l'agriculture. Un(e) autre sera doué(e) pour éduquer les enfants vers les solutions de l'avenir. Un autre encore sera plutôt talentueux(se) à organiser des évènements, à rassembler des bénévoles ou des spécialistes. Nous avons tous un talent utile à l'humanité et essentiel pour nous tirer de ce faux pas.



Héritage et Engagement

     Je me suis rendue à l'évidence: il faut faire des enfants! Les enfants sont — ont toujours été et seront toujours! — porteur d'espoir. Ils sont les adultes de demain, les prochains constructeurs et réparateurs du monde, les prochains enseignants pour la génération suivante. Avec eux vient l'espoir d'un monde meilleur. Nous les éduquons à voir, admettre, réfléchir et trouver des solutions; puis  nous devons faire confiance qu'ils sauront faire les bons choix et poser les bonnes actions, pour eux-mêmes, pour nous qui seront rendu vieux, mais aussi pour leurs propres enfants et petits-enfants.
     J'ai eu ma première fille en 2008 et ma deuxième 2012 et je pense du plus profond de mon cœur que mes filles sont la chose la plus merveilleuse qui me soit arrivée. C'est en devenant mère que je me suis découvert le courage de changer le monde pour en faire une place meilleure, pour mes filles, pour leurs amis, pour tous les enfants de leur génération et celles à venir. Je n'avais pas cette conscience avant d'avoir mes filles.
      Avant, un parent pensait ramasser de l'argent pour l'offrir en legs à ses enfants après sa mort. Je dois avouer que je ne travaille pas très fort de ce côté. Ce n'est pas le legs que j'espère laisser derrière moi, car dans l'état où les choses sont, j'ai l'impression qu'il serait dérisoire pour mes filles d'avoir toute l'argent du monde… s'il n'y a plus de terre saine où vivre. Et je ne leur souhaite pas de devenir égoïste au point de se dire « J'ai l'argent pour moi avoir un bout de terre nettoyer… et tant pis pour le reste! »

      L'idée proposée dans ce projet est universelle et humaine. Alors que j'écris ces lignes, ça fait environ un an que je fréquente un entourage écologiste et je sais maintenant sans conteste que non seulement ce genre de changement est désiré, mais surtout qu'il y a une multitude de projets similaires qui émergent partout. Chacun d'entre eux est important et a sa place.
      Je trouve finalement plus que nous sommes dans une époque ennuyante et sans intérêt. Au contraire, malgré le fait que l'enjeu a une tendance à m'accabler, je suis reconnaissante d'être ici et maintenant, avec ce que j'ai à offrir au monde et je me réjouis de pouvoir faire une différence, d'une grandeur humaine.

     Voici donc ma vision à moi, avec laquelle j'espère bâtir quelque chose qui saura changer le monde, à la hauteur de ce que ma personne peut faire. C'est mon legs à moi, qui, j'espère, saura aussi inspirer d'autres à en faire autant.

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1) Introduction


a. Qui est derrière le Dragon Vert?
| Qui suis-je? | Inquiétudes | Idéologies | Être mère | Mission et (r)évolution |
b. Inspiration et Engagement
| Tout commença dans la noirceur | Un monde imparfait | Qui sauvera le monde? | Héritage et Engagement |
c. Qu'est-ce que le Dragon Vert?
| D'où vient le symbole du Dragon Vert? | Pourquoi ai-je choisi ce symbole? | L'oeuf du dragon, la naissance d'une idée | Projet du Dragon Vert | Informations gratuites, pourquoi? |
d. Être éco-responsable
| Ce n'est pas… | C'est plutôt… | La nature ne réduit pas Ce n'est pas… | Faire preuve d'intelligence | Écologie et technologies |
e. Régénération
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1a) Qui est derrière le Dragon Vert?

Écrit le: 29 Décembre 2013
Amélioré le 23 Janvier 2014 

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Qui suis-je suis

Je suis une femme dans la trentaine. J'ai grandi à Mont-Saint-Hilaire, dans la région de la Montérégie au Québec, sur la rive-sud du grand Montréal. Je n'ai pas de carrière en soi, je n'ai pas de titre proprement dit, sauf peut-être celui d'artiste peintre ou d'écrivain (avec encore rien d'accomplie selon ce que la société l'entend).
Je ne suis pas une écologiste, ni une environnementaliste, ni même jardinière, nutritionniste ou cuisinière… J'ai été lancé dans le monde avec un mode d'emploi; on m'a dit «étudie, trouve une job, gagne ta vie…» bref, comme tout le monde.
Mais surtout, alors que je suivais ce sentier que tout le monde me disait que je devais prendre, je sentais au plus profond de mon être que ce n'était pas la bonne direction pour moi. Au fond de moi, une voix me disait qu'il y avait quelque chose qui cloche. Et le signal était tel que ça me rendait malade de poursuivre dans cette direction en ignorant ce message.
Je suis devenue mère en 2008, lors de mes études en herboristeries (que j'ai dû suspendre; et que je n'ai eu ni le temps ni l'argent de poursuivre par la suite) et quelque part dans la petite enfance de ma première fille, j'ai tout arrêté pour m'occuper d'elle.
Donc le seul vrai titre que j'ai vraiment, officiellement, c'est celui d'être maman. Bref, je suis une nobody, je suis madame personne, je suis madame tout le monde, pas mieux, ni pire que personne d'autre. Je suis quelqu'un qui a décidé de se relever les manches et d'agir.



J'hésite à mettre mon nom sur le projet du Dragon Vert, non pas par peur ni pour me cacher, mais parce qu'au final, on s'en fout! Je ne suis pas l'héroïne unique de cette époque. Je pense que mon projet est plus important que «qui je suis». Et peut-être que «qui je suis», c'est le Dragon Vert dans son entier. Qu'importe. Je suis une des millions de petites fourmis sur la Terre, debout, et prête à faire quelque chose pour amener le changement que j'aspire voir dans le monde.
Surtout, je préfère me voir comme celle qui aura débuté le Dragon Vert, mais je souhaite au plus profond de mon coeur que le Dragon Vert devienne un collectif des meilleures idées!

Inquiétudes.

Je suis aussi quelqu'un qui a vu sa mère décéder en 2003 du cancer, après 10 ans de maladie; elle n'avait que cinquante-trois ans. Puis, ce fut le tour de ma marraine en 2013 d'être emporté par le cancer encore, après quatre ans de combat à soixante-sept ans.
Plus que tout, je suis outragée par la pollution. Je suis inquiète de la qualité des aliments et des cosmétiques que j'achète et de la surconsommation et l'obsolescence programmée de tout le reste.
Je me demande pourquoi les produits naturels et biologiques doivent être étiqueté et sont dispendieux, alors que les produits arrosés de pesticides, les OGM et les produits de l'industrie alimentaire — trop riches en produits de conservations ou produits chimiques — sont non-étiquetés et bon marché et détruisent la santé de façon évidente; un non-sens de la société à mon avis.
Les produits naturels ne devraient pas être des produits de luxes, puisqu'ils sont indispensable, autant pour la santé alimentaire que pour la santé environnementale.

Idéologie.

     Dès 2004, j'ai commencé à m'intéresser à la santé et au bien-être, de moi-même et ceux autour de moi. Cet intérêt est devenu tel qu'en 2006, j'ai pris la décision de débuter mes études en herboristerie.
     J'ai débuté mon chemin à petits pas, en changeant mes habitudes de vie, mes habitudes de consommations. Manger bio, acheter des produits en vrac, trouver des produits ménagers biodégradables et non-toxique, des cosmétiques à produits naturels. J'ai commencé à faire mes propres savons, ma crème hydratante, mes baumes à lèvres. Je ne vais plus à la pharmacie du tout! J'ai une armoire remplie d'herbes médicinales, et si on me demande un Aspirine ou une Tylénol pour le mal de tête, (je n'en ai pas à la maison) je vais tendre plutôt de l'huile essentiel de menthe ou de lavande, selon le type de mal de tête (une goutte sur le «troisième oeil» de menthe pour clarifier les idées ou de lavande pour calmer les esprits surmenés).
     Je ne suis pas une grande consommatrice (je déteste magasiner…) et j'ai toujours préféré acheter des choses qui semblent solide et qui me dureront longtemps. Je ne suis pas la bonne candidate pour suivre la mode, vous l'aurez deviné; la mode, la première invention pour nous amener vers l'obsolescence programmée.
     Mais bien assez tôt, je me suis rendue à l'évidence que ce n'était pas suffisant. Les produits biologiques ne sont pas nécessairement écologiques; par leur emballage, entre autre. Les laits d'amande, de riz, de soya… se vendent ici dans des contenants qui ne sont même pas acceptés à la récupération, tout comme une marque de yogourt qui utilisait un plastique rarement acceptés par le service de récupération. Sans parler des produits qui ont traverser la moitié de la planète pour se retrouver dans notre épicerie. Je veux bien qu'au Québec, nous n'ayons pas le climat pour faire pousser des avocats ou des citrons… mais lorsqu'on regarde d'où viennent les pommes, l'ail, les épinards, les bleuets, je ne suis plus surprise de le voir venir de la Californie, du Chili, de la Nouvelle-Zélande ou de la Chine.
     Ceci n'est pas ma vision d'un produit biologique. Je suis sûrement utopiste de penser qu'un produit biologique devrait aussi être local, écologique et issue du développement durable. Et pourtant, quand j'entends «bio», ce sont tous ces mots qui résonnent en moi et rien de moins. Et je ne pense pas que ce soit utopiste de prendre action dans cette direction, mais avant-gardiste et nécessaire.

Être mère.

     J'ai été enceinte d'une seconde fille lors du Printemps Érable 2012, où j'ai ressenti un éveil humanitaire, activiste et altermondialiste. Clouée assise dans mon corps en douleur (maux de dos et de sciatiques), j'ai visionné reportages par dessus reportages, sur la nutrition, l'écologie, l'économie, la politique… certains étaient alarmistes et déprimants, d'autres étaient axés sur des solutions.
     Puis, après avoir accouchée de ma deuxième fille, il m'était impossible de rester assis plus longtemps. Il me fallait agir. Le projet du Dragon Vert est alors né à son tour; un héritage pour mes filles et pour tous, une collection d'idées et de solutions qui se veulent simples et peu coûteuse.
     Mon parcours de vie m'a amenée à considérer la santé et le bien-être physique, mental et émotionnel comme le coeur de la vie. Je chérie la vision d'un mode de vie serein, heureux, avec une nutrition saine, écologique et en harmonie avec l'environnement, de vivre près de la nature en santé, sans pour autant m'éloigner de l'humanité.

     Comme vous pouvez le lire dans mon article: «Inspiration et Engagement», je me suis désespérée du monde dans lequel on vit. Il est étrange combien toute ma vie depuis l'âge de 14 ans a été centré sur la mission de m'épanouir, moi, pour devenir une bonne mère. Je n'aurais jamais pu répondre à la question «Pourquoi veux-tu des enfants?» ni «Pourquoi est-ce important pour toi?». Je ne le savais pas. Je n'avais aucune idée dans quelle aventure je m'embarquais, à accueillir des enfants dans ma vie.
     Maintenant que c'est fait, je pourrai répondre que d'avoir des enfants, de penser au future de mes enfants et de toute leur génération, et des autres à venir, me donne la force de me lever de ma chaise, me donne le vent dans les voiles pour avancer et l'amour de désirer mieux pour l'humanité.

Mission et (r)évolution

      En devenant mère, j'ai inconsciemment pris la décision de vivre autrement. J'ai fais les changements décrit ci-haut, mais cela ne m'apparaît plus suffisant maintenant. Maintenant que j'ai changé ma personne, puis mes habitudes de vie à la hauteur de ce qui possible dans cette société de surconsommation, je suis prête à la prochaine phase de mon épanouissement.
     La prochaine étape, à mon avis, est de repenser un modèle de vie. Mon but n'est pas de changer toute la société. Mon but est de créer un petit milieu qui me suffit, qui est à la hauteur de mon idéologie et peut-être inspirer par l'exemple. Nous avons tous un rôle à jouer, nous avons tous un talent. Certains sont de formidables motivateurs, d'autres sont des enseignants dévoués, d'autres sont d'énergique batailleurs. Mon talent à moi, c'est l'art et l'écriture; c'est la créativité. Alors je vais rester dans mon arène; plutôt que de composer une science-fiction littéraire, je vais créer le monde dont je rêve.

     Je crois jusqu'au plus profond de mon être que la santé humaine n'est possible que si l'entourage est aussi sain. Et l'entourage, c'est quoi? C'est l'environnement et la communauté qui nous entour. Pour le rephraser, je crois que la santé et le bien-être humain ne peut être possible que si la nature l'est aussi. On ne peut être et vivre en santé dans une maison malade.
      Je pense que humanité et nature sont infiniment liés. Nous ne pouvons pas vivre sans la nature, sans l'environnement. Mais ne faites pas d'erreur: la nature n'a pas besoin de nous pour perdurer. Si le pire venait à arriver, c'est l'humanité qui est en risque d'extinction, avec bien des créatures vivantes avec qui nous partageons la nature. La Terre, elle, a survécue déjà a de grands cataclysmes et bouleversements. Elle s'est vue transformée; de nombreuses espèces sont disparus à jamais. Et pourtant, la Terre est toujours là.

     La Terre, quoique l'on fasse, survivra à l'humanité. Elle sera malade pour milles ans, ou cinq milles ans, mais elle survivra et s'en remettra. Cinq milles ans, sur une échelle humaine, c'est aussi long que l'historique de notre civilisation. Mais sur l'échelle planétaire qui a des millions d'années d'existence, ça reste une courte convalescence.

     Toute la question est plutôt de savoir si l'humanité survivra à elle-même.

      Mais ceci n'est pas un document pour se lamenter des problèmes auxquelles nous faisons face aujourd'hui; c'est au contraire un document pour une solution potentielle à ces problèmes.
     Et plus important que tout, je ne veux pas pousser, ni forcer personne. Comme le disait Anne Lamott:



      Ma mission n'est pas de dénoncer, de me battre contre le système, ni même de convaincre qui que ce soit de ce qui doit ou ne doit pas être.
      Ma mission est de faire… J'ai en tête une idée, une solution potentielle et je souhaite bâtir un endroit simple, à grandeur humaine, en harmonie avec la nature, où il fait bon vivre. Voilà ma solution à moi. Une parmi tant d'autres. Et si c'est la tienne aussi, alors tu es bienvenu(e) à venir, mettre ta main à la pâte, ou de t'inspirer de ce projet pour faire le tien là où tu veux.


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1) Introduction


a. Qui est derrière le Dragon Vert?
| Qui suis-je? | Inquiétudes | Idéologies | Être mère | Mission et (r)évolution |
b. Inspiration et Engagement
| Tout commença dans la noirceur | Un monde imparfait | Qui sauvera le monde? | Héritage et Engagement |
c. Qu'est-ce que le Dragon Vert?
| D'où vient le symbole du Dragon Vert? | Pourquoi ai-je choisi ce symbole? | L'oeuf du dragon, la naissance d'une idée | Projet du Dragon Vert | Informations gratuites, pourquoi? |
d. Être éco-responsable
| Ce n'est pas… | C'est plutôt… | La nature ne réduit pas Ce n'est pas… | Faire preuve d'intelligence | Écologie et technologies |
e. Régénération
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Récapitulation 2013 et attentes pour 2014

Récap 2013

L'année 2013 fut remplis de revirements et d'imprévus. Que de surprises! 
Tout d'abord, 2012 a été une année d'éveil et de prise de conscience « d'activiste environnementaliste, intermondialiste et humanitaire ». Ce qui m'a amenée à lancer ce projet et ouvrir ce blogue.

Janvier à Juin 2013

Manteau blanc au centre, c'est moi, avec ma fille  (en mauve)
Dès janvier 2013, lors d'une conférence sur les Earthship qui s'était donné dans les locaux de Greenpeace à Montréal, j'ai rencontré le groupe « The Valhalla Movement », un projet d'écovillage à Laprairie (sur la rive-sud de Montréal). Le groupe partageait les mêmes idées, j'étais très excité de les rencontrer, de participer, d'amener des idées au moulin et d'apprendre. Les idées étaient tellement similaires que j'ai décidé de carrément fusionner avec le Valhalla

Puis, six mois plus tard, l'expérience se déroulait différemment que prévus, sur plusieurs points. Le premier et plus important: en étant mère et très impliquée dans la vie de mes deux jeunes filles, avec peu d'aide pour la garde des enfants, j'ai manqué de temps pour m'impliquer comme j'aurais voulu. Il m'est clairement apparu que ma priorité #1, c'est ma famille et mes merveilleuses filles. Il y a eu aussi d'autres raisons, mieux détaillés dans le billet où j'ai annoncé que je défusionnais du Valhalla.

Juillet à Décembre 2013

Les six mois suivants, silence radio. Je n'ai pas eu (ou pas pris?) le temps de mettre à jour ce blogue. En gros, en plus de me sentir soulagé et libérée de mon engagement du Valhalla, la majeure partie de mon temps est bien sûr allée à mes filles. J'ai réalisé que de nombreux amis rencontrés au Valhalla se sont aussi séparé d'eux, pour à peu près les mêmes raisons que moi. J'ai tenté d'approcher certains d'entres eux pour relancer le projet du Dragon Vert. Encore rien de concret n'est sortie de tout cela, sauf la richesse de nouvelles amitiés.

Ensuite, 2013 a été une année de « second éveil » si on veut, une nouvelle vague de « prise de conscience ». Je me suis intéressée à la conscience elle-même à son état pure et je me suis tranquillement découvert une ouverture à la spiritualité. J'ai repris la pratique de la méditation et du Taï Chi (que j'avais mis de côté lors de ma toute première grossesse).

J'ai aussi eu un flot de synchronicité pour me faire entendre le message « Follow your Bliss! » (suit ta félicité!) Le message est venu sonner et resonner mes cloches cette année, à un point où je n'ai pas pu l'ignorer. Mon "bliss", ma félicité, c'est d'être romancière (de fantasy et/ou science-fiction) et peut-être aussi illustratrice. Pendant longtemps, j'ai regardé les autres, j'ai trouvé que mon don pour le dessin/peinture ou l'écriture était... insignifiant. Écrire un roman pour le loisir de le lire ne me faisait pas sentir comme faire quelque chose de bien ou important pour l'humanité. Et pendant longtemps, par ce sentiment d'impuissance et de dévalorisation, je faisais autre chose.

J'ai dû me rendre à l'évidence: écrire me rend heureuse. Écrire m'a « sauvé la vie » plus d'une fois. Écrire est pour moi thérapeutique et essentielle pour me sentir sereine, complète et sur le bon chemin. Ceci ne veut pas dire que le Dragon Vert se meurt, loin de là! Nous avons tous besoin d'une maison, d'une communauté autour de nous. En-dehors du travail rémunéré, la vie continue. Et le projet du Dragon Vert, c'est toute cette vie autour!

Alors, en général, 2013 a été la continuité de 2012 en terme de « me trouver » et « me conscientiser ». Le projet n'a pas évolué comme je l'envisageais, mais il a muri. Je suis reconnaissante des surprises que j'ai croisé cette année sur le chemin de cette aventure.

Retour des attentes 2013, faites en 2012

Si je reviens en arrière pour revoir les attentes 2013...

Expérimentation

En début d'année, j'ai fait plusieurs expérimentations, avec beaucoup de photos à l'appui. J'ai manqué de temps pour tout documenter... (La photographie est un loisir pour moi et j'en prend beaucoup. Avec une nouvelle enfant dans la famille, les photos ont... explosées! et j'ai terriblement manqué de temps pour réviser tout cela).

De toutes façon, les conclusions de mes expérimentations sont dans l'ordre de: 
  1. Il n'y a pas assez d'espace dans la maison pour mettre toutes les plantes que je voudrais (dans les zones ensoleillées bien sûr)
  2. Avec un enfant qui commence à marcher... j'ai dû tout enlever sous peine d'avoir un bébé curieux qui déplace / renverse tout;
  3. J'ai eu une infestation d'insectes piqueurs-suceurs de sève, qui je pense venaient avec les plantes décoratives que j'ai achetées. Les bestioles ont tués tous mes bébés pommiers; j'avais réussi à partir une douzaine de pousses, à partir des graines collectées à même les pommes bios que j'achetais. J'ai mis plusieurs mois pour les chasser.
  4. Je suis bonne pour partir des avocatiers! (Et j'ai réussi à les sauver des insectes piqueurs-suceurs de sève)

Récolte de semences

Dans l'espace et les moyens que j'ai en ce moment, j'ai remis ce projet pour plus tard (voir le #2 de expérimentation ci-haut).

Visites et informations

Cité Écologique de Nord-Ham (je suis avec le foulard vert)
La première moitié de l'année a été relativement bien en termes d'informations. Je n'ai pas nécessairement appris ce que j'envisageais, mais je pense que je ressors de cette année riche des expériences qui m'ont été données d'apprendre. 

J'ai aussi organisé une visite à La Cité Écologique de Nord-Ham, juste avant de quitté le Valhalla. Une autre chose que je n'ai pas eu le temps de documenter, mais qui fut fort agréable et enrichissant que d'apprendre de ceux qui ont déjà marcher sur ce sentier!

Début de jardinage

Quoique j'ai pu mettre un peu ma main au jardin au Valhalla, encore une fois, manque de temps. Je n'ai pas pu me trouver quelqu'un pour garder mes enfants et m'y rendre aussi souvent que je le désirais. J'ai tenté de venir quelques fois avec ma plus grande, mais je trouvais le terrain du Valhalla trop dangereux pour des enfants d'âge préscolaire (les étangs n'étaient pas encore agencés et étaient mal sécurisé...)

Période d'incertitudes

Le projet n'est à l'abandon (loin de là!), mais disons qu'il est en attente d'une opportunité, ou de personnes intéressées à se joindre à la conversation.

J'hésite à faire la base écrite et théorique seule. Pour moi, on ne peut pas fonder un village et une communauté seul (ça prend un village, pour faire un village!) Mais lorsque je discutes avec les gens, avec des amis, à propos de ce projet, je réalise que mes idées plaisent... mais personne n'est prêt à quitter leur vie, leur zone de confort, pour se lancer dans cette folle aventure. 

Nous avons tous des engagements quelques parts, des dettes à payer ou des enfants à nourrir (ou les deux!) Le système nous tiens par les couilles et plus on avance dans la vie, plus on s'enracine dans ce système qui nous écœure. Le but même de fonder cette communautaire, c'est de justement se délier les poings et les pieds de ce système. Et pourtant, le premier pas dans cette direction est immense, en terme d'avoir les couilles de le faire, mais aussi la possibilité de faire un premier pas, alors qu'on a encore les pieds liés. Être face à la peur de trébucher et tout rater d'un coup: le projet, mais le reste qu'on a voulu laisser derrière en faisant le faux pas.

D'un autre côté, j'ai parfois l'impression que si j'arrivais avec un scénario déjà conçu, avec de beaux dessins représentatifs, un « work in progress », j'aurais peut-être de meilleurs réponses. C'est l'impression que j'ai, en parlant à mes amis de ce projet. Que s'il était débuté, avec un terrain déjà établis, des images et un concept déjà sur papier, il leur serait plus facile de se joindre au train déjà en mouvement. Mais tant qu'il n'y a pas au moins cela sur la table, le projet n'est que du vent.

Attentes pour 2014

C'est une période encore délicate pour ma petite famille. Nous sommes à la veille d'une avalanche de changements potentiels et dans l'immédiat, nous avons encore trop d'incertitudes, trop de « si ». Nous avons besoin que plusieurs choses se placent, pour ensuite mieux comprendre ce que nous pourrons faire et comment le faire.

Sachant un peu plus ce qui m'attend pour 2014, je vais rester plus sobre dans mes attentes de projets. Bien sûr, les attentes 2013 restent sur la table. J'espère toujours jardiner, apprendre plus, expérimenter, etc. Mais je vais m'en mettre moins sur les épaules :)

Je vais m'arrêter à cette idée de mettre en document l'idée que j'ai de ce projet. Décrire ma vision. À partir de là, il me sera sûrement plus facile d'en parler, de partager, d'échanger, de me trouver une équipe, de « magasiner un emplacement » (une ville d'accueil pour ce quartier "écovillage")... 

J'aimerais aussi trouver une équipe avec qui travailler sur les idées, des gens qui aimeraient vivre cette aventure avec moi, qui ont des idées à partager, qui aimerait vivre les changements qu'ils sentent nécessaire en ce monde et inspirer par l'exemple. L'appel est ouvert si vous êtes intéressés. :)



Non, finalement, je ne suis plus avec Valhalla...

     Je sais que ça fait un peu girouette, mais suivant mon dernier poste : Le Dragon Vert fusionne avec le Mouvement Valhalla, je viens annoncer cette fois que je ne suis plus avec Valhalla. 
     J'imagine que chaque personne qui cherche sa place dans ce monde, a ce moment où il tourne en rond avant de trouver. Je pense être dans cette phase et j'accepte que ça fasse partie de ma quête, quoique ce fut une décision suffisamment difficile pour moi que ça fait un certain temps que j'y pense déjà.
     Ceci ne m'empêchera pas de côtoyer les membres et fondateurs du Valhalla, ni qu'occasionnellement d'aller les aider dans leur projet. J'ai simplement pris la décision de ne pas faire de « Valhalla-Laprairie » mon projet à moi. Peut-être que je fonderai un autre Valhalla ailleurs... ou peut-être que ce sera un "Dragon Vert" ailleurs, je ne sais pas encore; seul le future me le dira.

     J'ai beaucoup appris en peu de temps en fréquentant le Valhalla et cette expérience était loin d'être inutile. Elle m'a servit à mieux comprendre ce que je suis, ce que je veux, ce que je dois cibler, ce que je ne dois surtout pas oublier.
     Plus important que tout, je sors de cette expérience avec l'assurance que le mouvement écologique n'est pas marginal. Je ne suis pas seule à rêver dans mon coin d'un monde meilleur. Et le Valhalla non-plus! Tout le marketing autour du Valhalla m'a fait voir à quel point le mouvement écologique est important, ici et maintenant. Ce qui m'a donné beaucoup d'assurance pour continuer, même si pour l'instant, je me retrouve seule.

Pourquoi quitter le Valhalla?

     Rien ne s'est passé directement pour me mener à cette conclusion. C'est plutôt un « feeling » que Laprairie n'est pas là où je dois être. Les fondateurs et membres de Valhalla sont très sympathiques, mais quelque chose à l'intérieur de moi me dit que ce n'est pas là que ce trouve "ma mission" pas seulement sur ce terrain, mais aussi avec ces personnes. Est-ce simplement que je ne suis pas prête pour Valhalla maintenant (cette année)? Ou est-ce que mon idée d'une communauté permaculturelle est légèrement différente? Est-ce une infime incompatibilité de personnalité? Je pense que c'est en fait un peu de tout cela.
     Lorsqu'on regarde à quoi on passe le plus de temps, on a une bonne idée de nos priorités dans la vie. La mienne est définitivement d'être mère (et très fière de l'être!) et d'être près de mes filles. Bien sûr, avoir une demeure confortable avec les enfants, une école de rêve et son propre immense potager bio et permaculturel, dans un village entouré de nature, ça fait aussi partie de mes priorités, mais de second plan.
     Je ne veux, en aucun cas, partir en mauvais terme ni empêcher qui que ce soit d'aller voir le Valhalla s'il ou elle y est attirer. Je pense y retourner à l'occasion.
     Au final, je pense que c'est important d'avoir plusieurs écovillages, chacun avec une vision et une vocation particulière.

Alors, vers où s'en va le Dragon Vert?

     Sauf pour le fait de ne plus marcher dans les souliers de Valhalla, mes projets restent les mêmes. Prendre la décision de partir complètement n'a pas été facile, parce que je me retrouve seule à nouveau, avec rien. Je repars à zéro. Pas de terre, pas de ville d'accueil, je n'ai même pas d'équipe!
     Ma prochaine étape sera de prendre le temps de coucher sur papier la vision que j'ai de mon écovillage centré sur la permaculture (qui, par définition, est écologique), la famille (de bébés à aînés), l'éducation et la vie en communauté.
     Le lieu (la ville) où il sera ce village est encore à déterminer, mais justement, avoir un plan à montrer pourrait me permettre ensuite de « magasiner une ville d'accueil » pour ce beau projet du future. Je pense qu'il y aura 80% de chances que ce soit quelque part dans la Montérégie ou l'Estrie (au Québec, Canada). La proximité avec Montréal est encore incertaine.
     Si qui que ce soit est intéressé à se joindre à mon projet, vous êtes les bienvenus! car après tout, il faut un village pour fonder un village, et je ne tiens pas à le faire toute seule! Au fur et à mesure que je vais développer mes idées, je les posterai en-ligne ici, sur ce blogue.
     Mais pour l'instant, c'est l'heure de bercer mes filles avant la nuit. :)

Le Dragon Vert fusionne avec le Mouvement Valhalla

     Je pense que je me suis emballée un peu vite à commencer tous ces articles sur le Valhalla sans une introduction proprement dite. Alors, la voici, la voilà :)

     Depuis l'ouverture du Dragon Vert, qui avait à l'origine pour but un projet potager assez grand pour atteindre un objectif de « facture d'épicerie zéro » (ou presque)... et peut-être de transformer les villes en potager où la nourriture est gratuite pour tous... pour ensuite évoluer vers le rêve de fonder un écovillage autour d'une communauté.
    Je savais dès le début que le modèle de maisons serait le Earthship (« Qu'est-ce qu'un Earthship? »). J'ai trouvé sur internet un jeune homme québécois constructeur de Earthship, Francis Gendron et il était en tourné à la grandeur du Québec pour des conférences à propos des Earthship. Quoique je savais à peu près tout ce qu'il pouvait dire sur un Earthship, j'ai tout de même assisté à l'une des conférences, celle de Montréal dans les locaux de Greenpeace, dans le but de faire des rencontres. Avec une semaine seulement de préavis, la conférence à tout de même attirée plus de 200 personnes; il a fallu pour Francis changer de local et de naviguer avec l'imprévu positif.

     C'est à cette conférence que j'ai rencontré les membres du Valhalla, qui ont environ 99.9% les mêmes idées que moi. Après avoir été les rencontrer plusieurs fois à Laprairie (à 20 minutes en voiture de Montréal), j'ai pris la décision de me joindre à leur mouvement, puisqu'ils ont un pas d'avance sur moi.
     Le Dragon Vert restera ouvert. Ce site me servira toujours de journal de bord pour mes expérimentations et découvertes, tel que je comptais le faire, sur les sujets de potager, jardin de plantes médicinales, permaculture, fondation d'un écovillage, les photos des événements auxquels je participerai, etc. Ce sera « mon aventure au Valhalla ». ;o)

      J'ai ensuite pris la décision d'ouvrir, sur ce site même, une page entière dédiée au Valhalla, pour y annexer tous les articles que j'écrirai en français sur le sujet, à savoir:

Qu'est-ce que le Mouvement du Valhalla?

  1. Mission et concept
  2. Communauté autonome
  3. D'où vient le nom « Valhalla »? 
  4. Qu'est-ce qu'une « Coopérative » (la Coop)?
  5. Qu'est-ce qu'un « Earthship »?
Et bien plus encore!

A.3) D'où vient le nom « Valhalla »?

      Pourquoi ce nom, Valhalla?
      D'ailleurs, qu'est-ce que ça veut dire?
     Le Valhalla, c'est le « paradis » dans la mythologie des Vikings. Selon la légende, les colosses nordiques pouvaient espérer gagner une place dans le Valhalla uniquement s'ils mourraient glorieusement au combat. Ils y étaient conduit par les Valkyries envoyées par le dieux Odin (l'équivalent de Zeus chez les Nordiques) pour venir le rejoindre dans le Hall d’Asgard (l'équivalent de l'Olympe).

     La mission du Mouvement Valhalla -- tel que détaillé dans l'article « A.1) Mission et concept » -- est de changer le monde en créant un nouveau modèle de vie, un mouvement culturel vers le développement durable à la portée de tous. Un tel changement ne vient pas sans sacrifice personne, sans investissement personnelle et surtout, il faut une bonne dose de courage pour se relever les manches et dire: « Je vais le faire, maintenant! ». 
     D'autant plus que le mouvement prend racine à Montréal, Québec, là où nous bravons les hivers froids chaque année; de là le rapprochement aux valeureux guerriers et guerrières mythologiques des colosses Nordiques. :)

A.3) Communauté autonome du Valhalla

     Comme nous pouvons le lire sur la page « mission » du site internet du Valhalla :
« Nous croyons que beaucoup des souffrances du monde peuvent être résolues grâce à la vie en communauté. Ainsi, nous construisons la première de nombreuses communautés entièrement durable à Montréal au Canada ». 
     À Laprairie, à quinze ou vingt minutes en voiture sur la rive-sud de Montréal, pour être plus précise.

     L’initiative du Valhalla commence donc par un projet pilote de fonder un écovillage. Au cœur de l’écovillage, une vie communautaire active axée sur la permaculture, l’échange, le partage, l’épanouissement de chacun, la famille, les amis et le bon voisinage.

      Pour que l’écovillage soit réellement écologie, le Valhalla veut construire tous les bâtiments suivant le modèle architectural des Earthship, soit des bâtiments à énergie passive et autonome et qui utilisent de nombreux matériaux recyclés ou écologique pour leur construction.


     Pour en savoir plus sur les Earthship, je vous invite à lire l’article « Qu’est-ce qu’on Earthship? ».

     Mais le Valhalla, ce sera bien plus qu’un quartier avec des maisons écologiques. « Communauté » est clairement au cœur de toutes les conversations avec les membres et les fondateurs du mouvement. Le Valhalla veut enlever ce qui nous donne à tous ce sentiment de solitude, malgré le fait qu’on soit entouré d’une foule. La fondation d’un écovillage où règne une communauté d’échanges est, selon eux, la meilleure façon de retisser des liens entre nous et de réapprendre l’estime et la confiance de l’autre; un lieu où les gens se parlent et échangent entre eux.

     Le premier projet sera la construction d’une serre aquaponique inspirée par le Earthship, dès ce printemps (2013).

      Voir la campagne de financement sur la page de Kickstarter.com (en anglais).

      Voici une vidéo explicative du projet, en français:



     La construction d’un centre communautaire figure parmi les priorités des projets à court terme du Valhalla, qui compte aussi débuter sa construction cette année (2013). Un centre où les membres trouveront un gym, un centre de yoga, une maison des arts et de la musique, et bien plus encore!

      C’est bien beau l’échange, le partage, donner… ça ne change pas que le monde tourne tout de même sur l’argent! Ainsi, la structure du Valhalla est coulée sur une coopérative pour un partage équitable entre ses membres. Pour en savoir plus sur le fonctionnement de la coop, je vous invite à lire l’article « Qu’est-ce qu’une coopérative? ».

Idée Vert 5: Qu'est qu'un Earthship?

Michael Reynolds
     Un earthship, un « vaisseau de terre » ou « vaisseau terrestre » est un bâtiment hors de l’ordinaire, tout à fait avant-gardiste et révolutionnaire, créé par l’architecte Michael Reynolds, dans les années 1970, pour répondre aux problèmes écologiques de notre époque. Les earthships tiennent leur nom du fait que les bâtiments sont partiellement recouverts de terre, ce qui leur donne parfois un air de maison de hobbits, telle qu’on les a vues dans les livres de J.R.R. Tolkien : « Le Seigneur des Anneaux » et « Bilbon le hobbit ».

   Mais un earthship, c’est bien plus qu’une maison d’excentrique. C'est une maison écologique pour les raisons suivantes :
  • Elles sont construites à partir de matériaux soit écologiques, soit recycles (ou les deux)
  • Elles sont autonomes (déconnectés des services réguliers) grâce à l’énergie passive par géothermie, panneaux solaires, petite éolienne, etc.
  • Elle collecte de l’eau de pluie, réutilise ses eaux grises et ses eaux noires pour un minimum de perte
  • Elle possède une serre pour faire pousser sa nourriture à l’intérieur, toute l’année
         

    Matériaux de construction écologiques et/ou recyclés

        Pour construire les earthships, M.Reynolds s’est premièrement demandé « Quels sont les matériaux qui sont à la fois peu dispendieux et que l’on retrouve en grande quantité, peu importe où l’on soit dans le monde? » et comme réponse, il a trouvé : « des déchets (des pneus, des bouteilles de verre et des canettes d’aluminium surtout), du fer et du ciment ».
         L’utilisation de ces "déchets" ou "matières recyclées" ont créé une onde de choc chez les architectes autour de Reynolds, très loin des "matériaux nobles" adorés de bien des grands artistes de ce monde. Pourtant, nous avons déjà extrait tant de ressources naturelles du sol de la planète, et elles trainent désormais dans les décharges. Il faut se rendre à l’évidence que les cours de matières recyclables ou réutilisables sont les mines de demain.

    Murs de pneus remplis de terre compactée en construction
          La première étape de construction d’un earthship, c’est de se trouver des pneus usagers et de compacter de la terre à l’intérieur. Ces pneus deviennent donc les briques du bâtiment.
        Les pneus ne sont peut-être pas des matériaux biodégradable et écologique en soi, et encore moins esthétiques; il n’en reste pas moins qu’ils font des bâtiments "durables" (car ils mettent une éternité avant de se détériorer) et qu’il vaut mieux les réutiliser que… les lancer à la mer ou les empiler dans des décharges. Pour ce qui est de l’esthétisme, ne vous en faites pas, ils sont entièrement recouverts et donc invisibles…
    Décharge de pneus sous la mer...
         Reynolds utilise aussi les cannettes d’aluminium pour renforcir les murs de ciment, par contre, au Québec, notre système de recyclage d’aluminium (de mémoire) est tellement plus efficace qu’aux États-Unis qu’on pourrait laisser tomber. Les bouteilles de verre, selon les plans de Reynolds, sont coupées en deux. Les fonds de bouteilles sont ensuite mis ensemble et placés lors de l’érection des murs, pour laisser filtrer la lumière dans les pièces plus sombres.



    Autonomie et énergies passives

         Les earthships doivent nécessairement être orientés avec les points cardinaux pour que l’énergie passive par géothermie fonctionne. Les vitres de la serre de l’earthship doivent être face au sud, pour laisser entrer un maximum de lumière et de chaleur. Parce que le reste de la maison est couverte de terre, l’intérieur ne surchauffe pas. Et lorsque la température avec la nuit qui tombe, la chaleur emmagasinée dans la terre (et les pneus!) se diffuse lentement dans la maison. Ainsi, aucun chauffage électrique n’est nécessaire. Pas de climatisation non-plus.


         Pour les sceptiques, Michael Reynolds vit dans le désert du Taos, au Nouveau-Mexique, depuis une quarantaine d’années, dans des earthships; les températures y montent à +40°C et descendent jusqu’à -40°C. Il n’y a pas de chauffage dans un earthship ni de climatisation : seulement l’œuvre du soleil et de la terre. Voilà déjà une grosse économie sur une facture d’électricité ou de gaz naturel… ou peu importe la technologie qui chauffe nos maisons!

    Earthship à Chertsey, Québec
        Ensuite, pour les autres besoins en électricité, les earthships fonctionnent avec les panneaux solaires installés sur le toit, au-dessus de la serre, et/ou avec une petite éolienne, selon les conditions du milieu choisi ou la préférence du propriétaire.
         De là l’appellation «maison autonome» : elle n’est pas reliée au réseau d’électricité d’aucune sorte!
          Il y a quelques années que je m’intéresse aux earthships. Avec le temps, cette idée que chaque maison devienne autonome me semble tellement évidente : pourquoi tente-t-on de remplacer des centrales d’électricités polluantes par des centrales d’électricité verte, alors qu’il ne suffirait que d’avoir chacun son système d’énergie verte maison?
          Bien entendu, la raison, c’est l’argent et les profits! Imaginez la réduction des coûts, si tous les pays cessaient la course aux centrales ou barrages, plus de pylônes, ni de poteaux, ni de fils suspendus ou enfouis, sans parler des coûts d’entretien de tout cela…

    Cueillette d’eau de pluie et recyclage de l’eau

         Les earthships sont tous munis d’une citerne qui récolte l’eau de pluie. On peut donc construire ce type d’habitation à peu près n’importe où et avoir le confort d’une eau courante dans la maison, même si on se trouve à 100 km dans les bois. Je me rappelle avoir vu une vidéo où l’équipe de Michael Reynolds a voyagé en Inde suivant le tsunami pour aider les survivants à construire rapidement des abris de survie. Les habitants étaient très réjouis d’avoir un système de cueillette d’eau de pluie, eux qui normalement, devaient marcher plusieurs kilomètres par jour pour se rendre au puits!
         Un principe important dans le design de Reynolds vient de la question suivante : « Pourquoi TOUTE l’eau d’une maison devrait-elle être potable? » Une partie de l’eau de pluie recueillie sera filtrée et optimisée pour être potable et pour les autres usages, elle sera filtrée à un niveau moindre pour prévenir la prolifération des bactéries, mais sans plus. Les eaux grises après usage de la douche ou des éviers sont ensuite dirigées vers la serre, pour nourrir les plantes. Les eaux noires des toilettes, elles, sont évacuées dehors.
          Ce qui m’amène à un sujet encore tabou dans nos sociétés nord-occidentales : les toilettes de compost. Le fumier humain. Nous sommes tellement habitués d’utiliser des toilettes à l’eau (potable!) que l’idée de faire du fumier avec nos défécations nous rebute profondément. Les gens se questionnement même de la salubrité de ce que pourrait faire pousser ce genre de compost. C’est même illégal à certains endroits. Moi-même, j’ai été rebuté par cette idée la toute première fois que j’en ai entendu parler. Si c’est votre cas, rassurez-vous, les earthship ont des toilettes à l’eau. Mais après avoir vu plusieurs sources où des plates-bandes ou des arbres ont été plantés par-dessus des fosses septiques (les racines littéralement dans le fumier humain), ces jardins sont incroyablement prospères. Et même, il est dit que dans le désert de Taos au Nouveau-Mexique, si vous voyez la végétation très pauvre de ce milieu aride devenir soudainement luxuriante, cherchez l’earthship! car ce sera grâce à son rejet d’eau noire dans le sol du désert que ce miracle devient possible.

    Une serre dans la maison

    L'immense serre à l'intérieur de « Phoenix »
         La serre est indispensable pour l’earthship, vous l’aurez compris, pour le système d’énergie passive, ainsi que pour le recyclage des eaux usées. Pour certain, on y met que quelques plantes d’agréables. Pour d’autres, c’est un potager qui peut nourrir la famille, même l’hiver. Dans les earthships les plus extravagants (je pense entre autres au « Phœnix »), la serre est tellement grande qu’elle loge des oiseaux tropicaux, des poissons dans les bassins… et des arbres tropicaux tels que citronnier, avocatier et bananier!


         Pour en savoir davantage sur les earthships, je vous invite à visiter la page officielle de Earthship biotecture, ou la page de « L’Ère des Solutions » de Francis Gendron, notre premier constructeur officiel d’earthships au Québec (diplômé de Earthship Academy) pour visionner une multitude de vidéos explicatives, la plupart en français.

    ***

    Les autres articles « Les Idées Vertes »:

    1. Les pelouses
    2. Les voitures à l'eau
    3. Objectif "Zéro déchets" 
    4. Le chanvre, écologique et multiusages 
    5. Maisons écologiques: « Qu'est-ce qu'un Earthship? »
    6. Charte de "compagnonnage" pour la planification de jardin.



    A.4) Qu’est-ce qu’une coopérative (Coop)?

         Une Coopérative (ou une Coop) est une compagnie à but lucratif, mais dont les profits sont répartis équitablement à TOUS les membres de cette coop.

         L’administration de la coop est exercée par le conseil d’administration (le C.A.). Les administrateurs du C.A. sont des membres élus par l’ensemble de la coop. Il faut un minimum de trois administrateurs pour former ce C.A. Pour en savoir plus sur le fonctionnement des coop, je vous invite à consulter le site du gouvernement du Québec à ce propos.

         Le Valhalla travaille présentement pour fonder leur propre Coop. Ainsi, tous membres actifs du Valhalla feront partie de cette Coop pour une distribution équitable des revenus engendrés par le Valhalla.

    A.1) Qu'est-ce que le Valhalla



    Mission et concept

          En une phrase : un réseau de communautés autonomes et permaculturelles, qui œuvrent pour un monde meilleur et durable.
      


         Plus en détail, le Mouvement du Valhalla, c’est un regroupement de personnes qui ont le sentiment profond que le monde a besoin d’un changement important. Nous vivons à une époque où les différentes institutions établies échouent les unes après les autres – la santé, l’économie, l’éducation, la politique… – car elles sont fondées sur des croyances d’un autre siècle.
        Les choses ont changé depuis, les ressources de la planète s’épuisent. Nous ne pouvons pas continuer de vivre ainsi, en croyant qu’il y aura toujours autant de lithium pour alimenter nos gadgets à obsolescence programmée, pour les cent prochaines années, à la vitesse où nous gaspillons les ressources au nom de la croissance économique.



         Certains vont dans les rues pour manifester leur mécontentement auprès des institutions, d’autres font des films pour tenter une prise de conscience sociale. Le Mouvement du Valhalla, lui, mise sur les solutions concrètes. Plutôt que d’attendre que le gouvernement bouge ou que « les experts » fassent… quelque chose, le Mouvement Valhalla commence dès maintenant à travailler vers ce changement nécessaire.
         La tâche semble – pour certains – impossible, tellement elle est grande. Personne ne changera le monde seul, ni avec un seul coup de pelle. Chacun d’entre nous a ses forces, ses aptitudes; en se regroupant pour une mission commune et essentielle, cette tâche devient non seulement possible et faisable, elle devient aussi exaltante!



         Ne vous trompez pas, nous vivons à une époque incroyablement importante par ses enjeux écologiques. Le défi est grand, mais il est aussi beau pour qui croit en un avenir meilleur pour les générations à venir.

         Les personnes attirées par le Mouvement du Valhalla sont toutes hantées par le sentiment profond qu’elles sont destinées à une vie plus significative que de travailler comme des moutons et payer des taxes. Si c’est ainsi que vous vous sentez, n’hésitez pas à découvrir ce mouvement catalyseur et à nous contacter via le site internet du Valhalla.
         Je dis « nous », car je fais moi-même activement partie de ses membres. :)