1c) Qu'est-ce qu'est le projet du Dragon Vert?

Écrit le: 30 Décembre 2013
(pour voir la suite des textes fondateurs du projet, consultez la page Projet pour voir la liste des articles)
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D'où vient le symbole du Dragon Vert?


     Ma principale inspiration vient d'un site internet qui s'intitule : «Resisting the green dragon», «une réponse chrétienne à l'environnementalisme radicale».

     Pourquoi ont-ils, eux, choisi le dragon? Je ne leur ai pas demandé, mais j'imagine que c'est «la bête sauvage», «l'indomptable» et probablement aussi «une personnification du démon» (en référence au combat de St-Michel contre le dragon/Satan)…

     C'est plutôt désolant de voir que la chasse aux sorcières, du Culte de la Terre ou des idées «païennes» existe encore aujourd'hui…

The Forest Spirit, par DragginCat


Pourquoi ai-je choisi ce symbole?

     Déjà, ça commence par le fait que je suis écrivain de fantasy et science-fiction et que j'aime la figure du dragon. Le dragon, dans des cultures non chrétiennes, symbolise le plus souvent la force et la sagesse. Le dragon est une créature millénaire qui cumule les trésors et/ou la sagesse; tout comme l'agriculture est un savoir millénaire qui nous a permis de prospérer.
     Puis, avec l'arrivée de la technologie et des produits chimiques soi-disant révolutionnaires, en moins d'un siècle nous avons affaibli les sols à un point tel qu'ils menacent de se désertifier, la planète entière en est malade, le cycle de l'eau est débalancée.
     Le modèle d'agriculture par monoculture n'a rien de naturel. Peu importe les raisons qui nous ont mené à la révolution verte à l'origine de notre modèle agricole, il faut se rendre à l'évidence que les conséquences environnementales sont catastrophiques — déforestation, fertilisants et pesticides issues de la pétrochimie, désertification des sols, pollution de l'eau, plantes malades, animaux malades, OGM…
     Il nous faut admettre que ce modèle est une erreur et retrouver les connaissances d'une agriculture millénaire en respect avec la nature.
     Et cette créature mythique, le dragon, devient ici mon symbole, ma personnification de l'esprit de la nature verdoyante. Ce projet en est un environnementaliste nécessaire; je l'assume sans me cacher.
     La nature, nous l'avons dénaturée en essayant de la contrôler. Nous avons vue comme «sauvage», nous l'avons dissociés de notre humanité. Et maintenant que nous sommes déshumanisés (ou « trop » civilisés), je crois qu'il est temps de (ré)apprivoiser la nature, de réapprendre à vivre avec elle — elle qui est si riche, si abondante, si généreuse. Il nous faut prendre le temps de la comprendre, de s'harmoniser avec elle, plutôt que de travailler contre elle.
     Il est temps de (ré)apprivoiser le Dragon Vert.

Forest Spirit, par SnowSkadi


L'oeuf du Dragon, la naissance d'une idée

      J'étais là à écrire des romans de sciences-fictions et de fantasy; je travaillais sur un projet où, plutôt que de faire une post-apocalyptiques, j'ai choisi une fiction futuriste qui montrent des solutions durables. Après deux ans à travailler l'intrigue et tout, j'étais rendue à penser comment, dans cette histoire, passait-on de «aujourd'hui» à ce «demain»… et comme je faisais la liste des étapes et que je détaillais ce demain pleins de solutions, j'ai été soudainement foudroyée.
      Qu'est-ce que je faisais là, à écrire une fiction futuriste, alors que je pouvais faire ces étapes, ici, maintenant… et peut-être ensuite écrire un livre, au passé, de comment j'ai fait ces changements?

      Il fut un temps où j'ai attendu que le gouvernement fasse quelque chose. Où je me suis plaint qu'il ne faisait rien. J'en ai assez d'attendre après les autres, après le système. Ils sont trop occupés par les élections, leur siège, leur carrière, ou parlementer. Pendant ce temps, la planète se meurt. Pendant ce temps, mes enfants respirent, mangent et vivent dans la pollution.

      Le changement est nécessaire maintenant. On parle souvent des problèmes, mais qu'en est-il des solutions? Il y en a pleins, en fait, des solutions, mais je pense que personne ne s'entend sur lesquels choisir.
      Ma question, c'est pourquoi «une» solution? Pourquoi pas «pleins» de solutions? Pourquoi s'arrêter à imposer un modèle qui s'appliquerait pour toute la région, la province, le pays, le monde entier? Il faudra des solutions à bien des niveaux. Bien entendu, je me suis intéressées aux solutions à mon niveau à moi, à grandeur humaine, et de la proportion de ce que je serais capable de faire…

Le projet du Dragon Vert

     Le projet du Dragon Vert, c'est de créer un modèle d'écovillage permaculturelle axée sur la vie communautaire et familiale — de bébé à aîné.
     Ce modèle est basé sur un rêve, le rêve de la vie que j'aimerais vivre. J'ai l'intention de fonder un (ou plusieurs!) de ces «villages» ou «quartier» ou «cité» et d'y vivre moi-même. Mais je souhaite aussi documenter ma vision, ainsi que le processus de création et offrir cette expérience pour que d'autres puissent s'en inspirer, gratuitement, et fonder leur propre écovillage là où ils le veulent.



Informations gratuites, pourquoi?

     En un mot, parce que je souhaite ce genre de changements partout et le plus vite possible. L'argent ne ferait que ralentir les ardeurs de ceux qui ont une grande volonté et empêcherait de participer ceux qui en ont le plus besoin.
     Je ne me lance pas dans ce projet pour gagner de l'argent, mais pour gagner de la vie et pas seulement pour moi, mais bien pour nous tous.



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1) Introduction


a. Qui est derrière le Dragon Vert?
| Qui suis-je? | Inquiétudes | Idéologies | Être mère | Mission et (r)évolution |
b. Inspiration et Engagement
| Tout commença dans la noirceur | Un monde imparfait | Qui sauvera le monde? | Héritage et Engagement |
c. Qu'est-ce que le Dragon Vert?
| D'où vient le symbole du Dragon Vert? | Pourquoi ai-je choisi ce symbole? | L'oeuf du dragon, la naissance d'une idée | Projet du Dragon Vert | Informations gratuites, pourquoi? |
d. Être éco-responsable
| Ce n'est pas… | C'est plutôt… | La nature ne réduit pas Ce n'est pas… | Faire preuve d'intelligence | Écologie et technologies |
e. Régénération
| Réajustement | Vivre différemment | C'est «durable»? | Réduire? Oui, quand même un peu | Solution «régénératives» |
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1b) Inspiration et Engagement

Écrit le: 30 Décembre 2013
(pour voir la suite des textes fondateurs du projet, consultez la page Projet pour voir la liste des articles)
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Tout commença dans la noirceur

     Enfant, je trouvais que nous vivions à l'époque la plus ennuyant et la plus ordinaire. Cela dit, j'ai dû grandir et mûrir pour réaliser que c'est entre autre par le confort d'où je suis née. La misère existe au Québec comme partout, mais elle est moins misérable qu'elle peut l'être dans les pays où les écart entre les pauvres et les riches est plus vaste, où la famine est grande, où la guerre est incessante, où les enfants et les femmes n'ont pratiquement aucun droit… N'empêche, j'avais cette idée superficiel que nous étions à une époque ordinaire et sans intérêt.
     Et lorsque j'ai compris les enjeux qui se présentaient à notre génération, j'ai été assommé par la grandeur de ce qu'il y a à faire…


LA PRESSE La raffinerie de Pétro Canada dans l'est de Montréal. 

      Je me rappelle avoir été désespérée autour de 2006 et 2007. Je me rappelle avoir regardé autour de moi, pour ne voir que de la pollution, des déchets partout, la dégradation de la qualité de l'eau, de la terre, de l'air, la désertification des sols, les dérèglements climatiques et les cataclysmes qui s'en suivent — inondations, tsunami, tremblement de terre — et la corruption omniprésente de l'élite dirigeante ou corporative…
     Je me rappelle m'être dit que je ne pouvais pas me permettre d'avoir des enfants, parce que le monde était trop pourri. Je me désolais de ne pas avoir réussi à changer les choses pour leur offrir un monde meilleur, un monde à la hauteur de ce que mes enfants méritent. J'ai réellement envisagé ne pas avoir d'enfant, pour cette raison.
     Puis j'ai trouvé cette idée des plus tristes... Pourquoi me priver d'un des plus beaux plaisir que la vie a à offrir : des enfants? Où irait le monde, si tout le monde prenait la même décision? Je me suis dit qu'au contraire, il nous faut des enfants!

Un monde imparfait

     Je suis moi-même née dans un monde imparfait, ainsi que mes parents et mes grands-parents. Les enjeux changent à chaque génération, mais depuis la nuit des temps, le monde est imparfait. Nos aînés nous font visiter ce monde imparfait, nous montre humblement les erreurs qu'ils ont fait et nous enseigne à réfléchir sur les solutions. Et chaque génération apporte des solutions pour rendre le monde un peu meilleur. Chaque génération fait des erreurs, puis admets humblement à ses enfants les erreurs commises et les aide avec l'expérience qu'elle a gagnée.
     Ceux de ma génération sont prompts à accuser les babyboomers, mais je pense que c'est une erreur. De cette génération de babyboomer, nous avons vu des John Lennon devenir un activiste de la paix, nous avons vu David Holmgren (étudient de Bill Mollison) lancer un des mouvements écologiques les plus durable : la permaculture, ou des Jean Barbe descendre dans les rues avec les jeunes pour activement revendiquer les droits de scolarité universitaire abordable pour tous.
      Et nous, que dirons nos enfants, lorsqu'ils seront grands? Nous accuseront-ils d'avoir vécu à l'heure des signaux d'alarme et de n'avoir rien fait pour sauver l'humanité qui fonce droit vers une catastrophe planétaire, si rien n'est changé? Nous avons tous nos tords et nos défaut. L'heure est trop grave pour pointer du doigt. Et comme toujours, je pense qu'on s'en fout c'est la faute à qui! Le merdier est là, il faut le ramasser et il est trop grand pour que ce soit l'affaire d'une personne héroïque.

Qui sauvera le monde?

      Le sentiment d'accablement que j'ai eu en voyant ce monde pourri, je ne pense pas être la seule à l'avoir ressenti. Je pense qu'au contraire, bien des gens le ressentent. Et nous sommes tous accablés dans notre coin, à penser que nous n'avons pas les moyens, ni la force de sauver le monde. Par culture, nous avons grandis avec des images de super-héros tous les samedis matin. Et nous réalisons que nous n'avons pas de super-pouvoir comme Superman ou Wonderwoman, et nous ne sommes pas non-plus millionnaire comme Bruce Wayne qui devient Batman, le justicier masqué d'une ville corrompue à la rescousse chaque nuit.
     Nous sommes tous des monsieurs et madame tout le monde, des hommes ou des femmes de la construction, des paysagistes, des réparateurs de voiture ou des enseignants d'école… Qui sommes-nous pour nous lever et prétendre vouloir sauver le monde? Nous n'avons pas la force moral ou physique! Nous n'avons pas l'argent… ni le temps! Alors qui?
       Je pense que c'est notre monde à tous. Alors pourquoi la tâche de sauver le monde devrait-elle pas être l'action de nous tous rassemblé?





     Nous sommes tous des nobody, qui n'a pas assez d'argent, ni de temps pour ces choses. Mais il y a tous quelque chose que nous savons faire, qui est un talent qui nous est propre. Je n'ai pas un talent pour argumenter, pour me «battre», ni même pour convaincre. Mon talent à moi réside vraiment dans les idées. Je suis créative, j'ai de la facilité à écrire et de dessiner… et donc mon effort, je le met là. J'écris ce document pour inspirer de mes idées. Si vous avez des idées vous aussi, si dans ma naïveté, j'écris des choses qui ne se peuvent pas, joignez-vous à moi et nous réviserons ce document pour qu'il soit réaliste, faisable et remplis de solutions de Dragons Verts.
      Je ne veux même pas faire de l'argent avec ce projet, car je trouve que ce serait un frein — certaines personnes ne pourraient se le payer — alors qu'il est urgent d'agir! Quelqu'un d'autre sera talentueux(se) pour repenser les bâtiments de demain, ou repenser l'agriculture. Un(e) autre sera doué(e) pour éduquer les enfants vers les solutions de l'avenir. Un autre encore sera plutôt talentueux(se) à organiser des évènements, à rassembler des bénévoles ou des spécialistes. Nous avons tous un talent utile à l'humanité et essentiel pour nous tirer de ce faux pas.



Héritage et Engagement

     Je me suis rendue à l'évidence: il faut faire des enfants! Les enfants sont — ont toujours été et seront toujours! — porteur d'espoir. Ils sont les adultes de demain, les prochains constructeurs et réparateurs du monde, les prochains enseignants pour la génération suivante. Avec eux vient l'espoir d'un monde meilleur. Nous les éduquons à voir, admettre, réfléchir et trouver des solutions; puis  nous devons faire confiance qu'ils sauront faire les bons choix et poser les bonnes actions, pour eux-mêmes, pour nous qui seront rendu vieux, mais aussi pour leurs propres enfants et petits-enfants.
     J'ai eu ma première fille en 2008 et ma deuxième 2012 et je pense du plus profond de mon cœur que mes filles sont la chose la plus merveilleuse qui me soit arrivée. C'est en devenant mère que je me suis découvert le courage de changer le monde pour en faire une place meilleure, pour mes filles, pour leurs amis, pour tous les enfants de leur génération et celles à venir. Je n'avais pas cette conscience avant d'avoir mes filles.
      Avant, un parent pensait ramasser de l'argent pour l'offrir en legs à ses enfants après sa mort. Je dois avouer que je ne travaille pas très fort de ce côté. Ce n'est pas le legs que j'espère laisser derrière moi, car dans l'état où les choses sont, j'ai l'impression qu'il serait dérisoire pour mes filles d'avoir toute l'argent du monde… s'il n'y a plus de terre saine où vivre. Et je ne leur souhaite pas de devenir égoïste au point de se dire « J'ai l'argent pour moi avoir un bout de terre nettoyer… et tant pis pour le reste! »

      L'idée proposée dans ce projet est universelle et humaine. Alors que j'écris ces lignes, ça fait environ un an que je fréquente un entourage écologiste et je sais maintenant sans conteste que non seulement ce genre de changement est désiré, mais surtout qu'il y a une multitude de projets similaires qui émergent partout. Chacun d'entre eux est important et a sa place.
      Je trouve finalement plus que nous sommes dans une époque ennuyante et sans intérêt. Au contraire, malgré le fait que l'enjeu a une tendance à m'accabler, je suis reconnaissante d'être ici et maintenant, avec ce que j'ai à offrir au monde et je me réjouis de pouvoir faire une différence, d'une grandeur humaine.

     Voici donc ma vision à moi, avec laquelle j'espère bâtir quelque chose qui saura changer le monde, à la hauteur de ce que ma personne peut faire. C'est mon legs à moi, qui, j'espère, saura aussi inspirer d'autres à en faire autant.

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1) Introduction


a. Qui est derrière le Dragon Vert?
| Qui suis-je? | Inquiétudes | Idéologies | Être mère | Mission et (r)évolution |
b. Inspiration et Engagement
| Tout commença dans la noirceur | Un monde imparfait | Qui sauvera le monde? | Héritage et Engagement |
c. Qu'est-ce que le Dragon Vert?
| D'où vient le symbole du Dragon Vert? | Pourquoi ai-je choisi ce symbole? | L'oeuf du dragon, la naissance d'une idée | Projet du Dragon Vert | Informations gratuites, pourquoi? |
d. Être éco-responsable
| Ce n'est pas… | C'est plutôt… | La nature ne réduit pas Ce n'est pas… | Faire preuve d'intelligence | Écologie et technologies |
e. Régénération
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1a) Qui est derrière le Dragon Vert?

Écrit le: 29 Décembre 2013
Amélioré le 23 Janvier 2014 

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Qui suis-je suis

Je suis une femme dans la trentaine. J'ai grandi à Mont-Saint-Hilaire, dans la région de la Montérégie au Québec, sur la rive-sud du grand Montréal. Je n'ai pas de carrière en soi, je n'ai pas de titre proprement dit, sauf peut-être celui d'artiste peintre ou d'écrivain (avec encore rien d'accomplie selon ce que la société l'entend).
Je ne suis pas une écologiste, ni une environnementaliste, ni même jardinière, nutritionniste ou cuisinière… J'ai été lancé dans le monde avec un mode d'emploi; on m'a dit «étudie, trouve une job, gagne ta vie…» bref, comme tout le monde.
Mais surtout, alors que je suivais ce sentier que tout le monde me disait que je devais prendre, je sentais au plus profond de mon être que ce n'était pas la bonne direction pour moi. Au fond de moi, une voix me disait qu'il y avait quelque chose qui cloche. Et le signal était tel que ça me rendait malade de poursuivre dans cette direction en ignorant ce message.
Je suis devenue mère en 2008, lors de mes études en herboristeries (que j'ai dû suspendre; et que je n'ai eu ni le temps ni l'argent de poursuivre par la suite) et quelque part dans la petite enfance de ma première fille, j'ai tout arrêté pour m'occuper d'elle.
Donc le seul vrai titre que j'ai vraiment, officiellement, c'est celui d'être maman. Bref, je suis une nobody, je suis madame personne, je suis madame tout le monde, pas mieux, ni pire que personne d'autre. Je suis quelqu'un qui a décidé de se relever les manches et d'agir.



J'hésite à mettre mon nom sur le projet du Dragon Vert, non pas par peur ni pour me cacher, mais parce qu'au final, on s'en fout! Je ne suis pas l'héroïne unique de cette époque. Je pense que mon projet est plus important que «qui je suis». Et peut-être que «qui je suis», c'est le Dragon Vert dans son entier. Qu'importe. Je suis une des millions de petites fourmis sur la Terre, debout, et prête à faire quelque chose pour amener le changement que j'aspire voir dans le monde.
Surtout, je préfère me voir comme celle qui aura débuté le Dragon Vert, mais je souhaite au plus profond de mon coeur que le Dragon Vert devienne un collectif des meilleures idées!

Inquiétudes.

Je suis aussi quelqu'un qui a vu sa mère décéder en 2003 du cancer, après 10 ans de maladie; elle n'avait que cinquante-trois ans. Puis, ce fut le tour de ma marraine en 2013 d'être emporté par le cancer encore, après quatre ans de combat à soixante-sept ans.
Plus que tout, je suis outragée par la pollution. Je suis inquiète de la qualité des aliments et des cosmétiques que j'achète et de la surconsommation et l'obsolescence programmée de tout le reste.
Je me demande pourquoi les produits naturels et biologiques doivent être étiqueté et sont dispendieux, alors que les produits arrosés de pesticides, les OGM et les produits de l'industrie alimentaire — trop riches en produits de conservations ou produits chimiques — sont non-étiquetés et bon marché et détruisent la santé de façon évidente; un non-sens de la société à mon avis.
Les produits naturels ne devraient pas être des produits de luxes, puisqu'ils sont indispensable, autant pour la santé alimentaire que pour la santé environnementale.

Idéologie.

     Dès 2004, j'ai commencé à m'intéresser à la santé et au bien-être, de moi-même et ceux autour de moi. Cet intérêt est devenu tel qu'en 2006, j'ai pris la décision de débuter mes études en herboristerie.
     J'ai débuté mon chemin à petits pas, en changeant mes habitudes de vie, mes habitudes de consommations. Manger bio, acheter des produits en vrac, trouver des produits ménagers biodégradables et non-toxique, des cosmétiques à produits naturels. J'ai commencé à faire mes propres savons, ma crème hydratante, mes baumes à lèvres. Je ne vais plus à la pharmacie du tout! J'ai une armoire remplie d'herbes médicinales, et si on me demande un Aspirine ou une Tylénol pour le mal de tête, (je n'en ai pas à la maison) je vais tendre plutôt de l'huile essentiel de menthe ou de lavande, selon le type de mal de tête (une goutte sur le «troisième oeil» de menthe pour clarifier les idées ou de lavande pour calmer les esprits surmenés).
     Je ne suis pas une grande consommatrice (je déteste magasiner…) et j'ai toujours préféré acheter des choses qui semblent solide et qui me dureront longtemps. Je ne suis pas la bonne candidate pour suivre la mode, vous l'aurez deviné; la mode, la première invention pour nous amener vers l'obsolescence programmée.
     Mais bien assez tôt, je me suis rendue à l'évidence que ce n'était pas suffisant. Les produits biologiques ne sont pas nécessairement écologiques; par leur emballage, entre autre. Les laits d'amande, de riz, de soya… se vendent ici dans des contenants qui ne sont même pas acceptés à la récupération, tout comme une marque de yogourt qui utilisait un plastique rarement acceptés par le service de récupération. Sans parler des produits qui ont traverser la moitié de la planète pour se retrouver dans notre épicerie. Je veux bien qu'au Québec, nous n'ayons pas le climat pour faire pousser des avocats ou des citrons… mais lorsqu'on regarde d'où viennent les pommes, l'ail, les épinards, les bleuets, je ne suis plus surprise de le voir venir de la Californie, du Chili, de la Nouvelle-Zélande ou de la Chine.
     Ceci n'est pas ma vision d'un produit biologique. Je suis sûrement utopiste de penser qu'un produit biologique devrait aussi être local, écologique et issue du développement durable. Et pourtant, quand j'entends «bio», ce sont tous ces mots qui résonnent en moi et rien de moins. Et je ne pense pas que ce soit utopiste de prendre action dans cette direction, mais avant-gardiste et nécessaire.

Être mère.

     J'ai été enceinte d'une seconde fille lors du Printemps Érable 2012, où j'ai ressenti un éveil humanitaire, activiste et altermondialiste. Clouée assise dans mon corps en douleur (maux de dos et de sciatiques), j'ai visionné reportages par dessus reportages, sur la nutrition, l'écologie, l'économie, la politique… certains étaient alarmistes et déprimants, d'autres étaient axés sur des solutions.
     Puis, après avoir accouchée de ma deuxième fille, il m'était impossible de rester assis plus longtemps. Il me fallait agir. Le projet du Dragon Vert est alors né à son tour; un héritage pour mes filles et pour tous, une collection d'idées et de solutions qui se veulent simples et peu coûteuse.
     Mon parcours de vie m'a amenée à considérer la santé et le bien-être physique, mental et émotionnel comme le coeur de la vie. Je chérie la vision d'un mode de vie serein, heureux, avec une nutrition saine, écologique et en harmonie avec l'environnement, de vivre près de la nature en santé, sans pour autant m'éloigner de l'humanité.

     Comme vous pouvez le lire dans mon article: «Inspiration et Engagement», je me suis désespérée du monde dans lequel on vit. Il est étrange combien toute ma vie depuis l'âge de 14 ans a été centré sur la mission de m'épanouir, moi, pour devenir une bonne mère. Je n'aurais jamais pu répondre à la question «Pourquoi veux-tu des enfants?» ni «Pourquoi est-ce important pour toi?». Je ne le savais pas. Je n'avais aucune idée dans quelle aventure je m'embarquais, à accueillir des enfants dans ma vie.
     Maintenant que c'est fait, je pourrai répondre que d'avoir des enfants, de penser au future de mes enfants et de toute leur génération, et des autres à venir, me donne la force de me lever de ma chaise, me donne le vent dans les voiles pour avancer et l'amour de désirer mieux pour l'humanité.

Mission et (r)évolution

      En devenant mère, j'ai inconsciemment pris la décision de vivre autrement. J'ai fais les changements décrit ci-haut, mais cela ne m'apparaît plus suffisant maintenant. Maintenant que j'ai changé ma personne, puis mes habitudes de vie à la hauteur de ce qui possible dans cette société de surconsommation, je suis prête à la prochaine phase de mon épanouissement.
     La prochaine étape, à mon avis, est de repenser un modèle de vie. Mon but n'est pas de changer toute la société. Mon but est de créer un petit milieu qui me suffit, qui est à la hauteur de mon idéologie et peut-être inspirer par l'exemple. Nous avons tous un rôle à jouer, nous avons tous un talent. Certains sont de formidables motivateurs, d'autres sont des enseignants dévoués, d'autres sont d'énergique batailleurs. Mon talent à moi, c'est l'art et l'écriture; c'est la créativité. Alors je vais rester dans mon arène; plutôt que de composer une science-fiction littéraire, je vais créer le monde dont je rêve.

     Je crois jusqu'au plus profond de mon être que la santé humaine n'est possible que si l'entourage est aussi sain. Et l'entourage, c'est quoi? C'est l'environnement et la communauté qui nous entour. Pour le rephraser, je crois que la santé et le bien-être humain ne peut être possible que si la nature l'est aussi. On ne peut être et vivre en santé dans une maison malade.
      Je pense que humanité et nature sont infiniment liés. Nous ne pouvons pas vivre sans la nature, sans l'environnement. Mais ne faites pas d'erreur: la nature n'a pas besoin de nous pour perdurer. Si le pire venait à arriver, c'est l'humanité qui est en risque d'extinction, avec bien des créatures vivantes avec qui nous partageons la nature. La Terre, elle, a survécue déjà a de grands cataclysmes et bouleversements. Elle s'est vue transformée; de nombreuses espèces sont disparus à jamais. Et pourtant, la Terre est toujours là.

     La Terre, quoique l'on fasse, survivra à l'humanité. Elle sera malade pour milles ans, ou cinq milles ans, mais elle survivra et s'en remettra. Cinq milles ans, sur une échelle humaine, c'est aussi long que l'historique de notre civilisation. Mais sur l'échelle planétaire qui a des millions d'années d'existence, ça reste une courte convalescence.

     Toute la question est plutôt de savoir si l'humanité survivra à elle-même.

      Mais ceci n'est pas un document pour se lamenter des problèmes auxquelles nous faisons face aujourd'hui; c'est au contraire un document pour une solution potentielle à ces problèmes.
     Et plus important que tout, je ne veux pas pousser, ni forcer personne. Comme le disait Anne Lamott:



      Ma mission n'est pas de dénoncer, de me battre contre le système, ni même de convaincre qui que ce soit de ce qui doit ou ne doit pas être.
      Ma mission est de faire… J'ai en tête une idée, une solution potentielle et je souhaite bâtir un endroit simple, à grandeur humaine, en harmonie avec la nature, où il fait bon vivre. Voilà ma solution à moi. Une parmi tant d'autres. Et si c'est la tienne aussi, alors tu es bienvenu(e) à venir, mettre ta main à la pâte, ou de t'inspirer de ce projet pour faire le tien là où tu veux.


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1) Introduction


a. Qui est derrière le Dragon Vert?
| Qui suis-je? | Inquiétudes | Idéologies | Être mère | Mission et (r)évolution |
b. Inspiration et Engagement
| Tout commença dans la noirceur | Un monde imparfait | Qui sauvera le monde? | Héritage et Engagement |
c. Qu'est-ce que le Dragon Vert?
| D'où vient le symbole du Dragon Vert? | Pourquoi ai-je choisi ce symbole? | L'oeuf du dragon, la naissance d'une idée | Projet du Dragon Vert | Informations gratuites, pourquoi? |
d. Être éco-responsable
| Ce n'est pas… | C'est plutôt… | La nature ne réduit pas Ce n'est pas… | Faire preuve d'intelligence | Écologie et technologies |
e. Régénération
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Récapitulation 2013 et attentes pour 2014

Récap 2013

L'année 2013 fut remplis de revirements et d'imprévus. Que de surprises! 
Tout d'abord, 2012 a été une année d'éveil et de prise de conscience « d'activiste environnementaliste, intermondialiste et humanitaire ». Ce qui m'a amenée à lancer ce projet et ouvrir ce blogue.

Janvier à Juin 2013

Manteau blanc au centre, c'est moi, avec ma fille  (en mauve)
Dès janvier 2013, lors d'une conférence sur les Earthship qui s'était donné dans les locaux de Greenpeace à Montréal, j'ai rencontré le groupe « The Valhalla Movement », un projet d'écovillage à Laprairie (sur la rive-sud de Montréal). Le groupe partageait les mêmes idées, j'étais très excité de les rencontrer, de participer, d'amener des idées au moulin et d'apprendre. Les idées étaient tellement similaires que j'ai décidé de carrément fusionner avec le Valhalla

Puis, six mois plus tard, l'expérience se déroulait différemment que prévus, sur plusieurs points. Le premier et plus important: en étant mère et très impliquée dans la vie de mes deux jeunes filles, avec peu d'aide pour la garde des enfants, j'ai manqué de temps pour m'impliquer comme j'aurais voulu. Il m'est clairement apparu que ma priorité #1, c'est ma famille et mes merveilleuses filles. Il y a eu aussi d'autres raisons, mieux détaillés dans le billet où j'ai annoncé que je défusionnais du Valhalla.

Juillet à Décembre 2013

Les six mois suivants, silence radio. Je n'ai pas eu (ou pas pris?) le temps de mettre à jour ce blogue. En gros, en plus de me sentir soulagé et libérée de mon engagement du Valhalla, la majeure partie de mon temps est bien sûr allée à mes filles. J'ai réalisé que de nombreux amis rencontrés au Valhalla se sont aussi séparé d'eux, pour à peu près les mêmes raisons que moi. J'ai tenté d'approcher certains d'entres eux pour relancer le projet du Dragon Vert. Encore rien de concret n'est sortie de tout cela, sauf la richesse de nouvelles amitiés.

Ensuite, 2013 a été une année de « second éveil » si on veut, une nouvelle vague de « prise de conscience ». Je me suis intéressée à la conscience elle-même à son état pure et je me suis tranquillement découvert une ouverture à la spiritualité. J'ai repris la pratique de la méditation et du Taï Chi (que j'avais mis de côté lors de ma toute première grossesse).

J'ai aussi eu un flot de synchronicité pour me faire entendre le message « Follow your Bliss! » (suit ta félicité!) Le message est venu sonner et resonner mes cloches cette année, à un point où je n'ai pas pu l'ignorer. Mon "bliss", ma félicité, c'est d'être romancière (de fantasy et/ou science-fiction) et peut-être aussi illustratrice. Pendant longtemps, j'ai regardé les autres, j'ai trouvé que mon don pour le dessin/peinture ou l'écriture était... insignifiant. Écrire un roman pour le loisir de le lire ne me faisait pas sentir comme faire quelque chose de bien ou important pour l'humanité. Et pendant longtemps, par ce sentiment d'impuissance et de dévalorisation, je faisais autre chose.

J'ai dû me rendre à l'évidence: écrire me rend heureuse. Écrire m'a « sauvé la vie » plus d'une fois. Écrire est pour moi thérapeutique et essentielle pour me sentir sereine, complète et sur le bon chemin. Ceci ne veut pas dire que le Dragon Vert se meurt, loin de là! Nous avons tous besoin d'une maison, d'une communauté autour de nous. En-dehors du travail rémunéré, la vie continue. Et le projet du Dragon Vert, c'est toute cette vie autour!

Alors, en général, 2013 a été la continuité de 2012 en terme de « me trouver » et « me conscientiser ». Le projet n'a pas évolué comme je l'envisageais, mais il a muri. Je suis reconnaissante des surprises que j'ai croisé cette année sur le chemin de cette aventure.

Retour des attentes 2013, faites en 2012

Si je reviens en arrière pour revoir les attentes 2013...

Expérimentation

En début d'année, j'ai fait plusieurs expérimentations, avec beaucoup de photos à l'appui. J'ai manqué de temps pour tout documenter... (La photographie est un loisir pour moi et j'en prend beaucoup. Avec une nouvelle enfant dans la famille, les photos ont... explosées! et j'ai terriblement manqué de temps pour réviser tout cela).

De toutes façon, les conclusions de mes expérimentations sont dans l'ordre de: 
  1. Il n'y a pas assez d'espace dans la maison pour mettre toutes les plantes que je voudrais (dans les zones ensoleillées bien sûr)
  2. Avec un enfant qui commence à marcher... j'ai dû tout enlever sous peine d'avoir un bébé curieux qui déplace / renverse tout;
  3. J'ai eu une infestation d'insectes piqueurs-suceurs de sève, qui je pense venaient avec les plantes décoratives que j'ai achetées. Les bestioles ont tués tous mes bébés pommiers; j'avais réussi à partir une douzaine de pousses, à partir des graines collectées à même les pommes bios que j'achetais. J'ai mis plusieurs mois pour les chasser.
  4. Je suis bonne pour partir des avocatiers! (Et j'ai réussi à les sauver des insectes piqueurs-suceurs de sève)

Récolte de semences

Dans l'espace et les moyens que j'ai en ce moment, j'ai remis ce projet pour plus tard (voir le #2 de expérimentation ci-haut).

Visites et informations

Cité Écologique de Nord-Ham (je suis avec le foulard vert)
La première moitié de l'année a été relativement bien en termes d'informations. Je n'ai pas nécessairement appris ce que j'envisageais, mais je pense que je ressors de cette année riche des expériences qui m'ont été données d'apprendre. 

J'ai aussi organisé une visite à La Cité Écologique de Nord-Ham, juste avant de quitté le Valhalla. Une autre chose que je n'ai pas eu le temps de documenter, mais qui fut fort agréable et enrichissant que d'apprendre de ceux qui ont déjà marcher sur ce sentier!

Début de jardinage

Quoique j'ai pu mettre un peu ma main au jardin au Valhalla, encore une fois, manque de temps. Je n'ai pas pu me trouver quelqu'un pour garder mes enfants et m'y rendre aussi souvent que je le désirais. J'ai tenté de venir quelques fois avec ma plus grande, mais je trouvais le terrain du Valhalla trop dangereux pour des enfants d'âge préscolaire (les étangs n'étaient pas encore agencés et étaient mal sécurisé...)

Période d'incertitudes

Le projet n'est à l'abandon (loin de là!), mais disons qu'il est en attente d'une opportunité, ou de personnes intéressées à se joindre à la conversation.

J'hésite à faire la base écrite et théorique seule. Pour moi, on ne peut pas fonder un village et une communauté seul (ça prend un village, pour faire un village!) Mais lorsque je discutes avec les gens, avec des amis, à propos de ce projet, je réalise que mes idées plaisent... mais personne n'est prêt à quitter leur vie, leur zone de confort, pour se lancer dans cette folle aventure. 

Nous avons tous des engagements quelques parts, des dettes à payer ou des enfants à nourrir (ou les deux!) Le système nous tiens par les couilles et plus on avance dans la vie, plus on s'enracine dans ce système qui nous écœure. Le but même de fonder cette communautaire, c'est de justement se délier les poings et les pieds de ce système. Et pourtant, le premier pas dans cette direction est immense, en terme d'avoir les couilles de le faire, mais aussi la possibilité de faire un premier pas, alors qu'on a encore les pieds liés. Être face à la peur de trébucher et tout rater d'un coup: le projet, mais le reste qu'on a voulu laisser derrière en faisant le faux pas.

D'un autre côté, j'ai parfois l'impression que si j'arrivais avec un scénario déjà conçu, avec de beaux dessins représentatifs, un « work in progress », j'aurais peut-être de meilleurs réponses. C'est l'impression que j'ai, en parlant à mes amis de ce projet. Que s'il était débuté, avec un terrain déjà établis, des images et un concept déjà sur papier, il leur serait plus facile de se joindre au train déjà en mouvement. Mais tant qu'il n'y a pas au moins cela sur la table, le projet n'est que du vent.

Attentes pour 2014

C'est une période encore délicate pour ma petite famille. Nous sommes à la veille d'une avalanche de changements potentiels et dans l'immédiat, nous avons encore trop d'incertitudes, trop de « si ». Nous avons besoin que plusieurs choses se placent, pour ensuite mieux comprendre ce que nous pourrons faire et comment le faire.

Sachant un peu plus ce qui m'attend pour 2014, je vais rester plus sobre dans mes attentes de projets. Bien sûr, les attentes 2013 restent sur la table. J'espère toujours jardiner, apprendre plus, expérimenter, etc. Mais je vais m'en mettre moins sur les épaules :)

Je vais m'arrêter à cette idée de mettre en document l'idée que j'ai de ce projet. Décrire ma vision. À partir de là, il me sera sûrement plus facile d'en parler, de partager, d'échanger, de me trouver une équipe, de « magasiner un emplacement » (une ville d'accueil pour ce quartier "écovillage")... 

J'aimerais aussi trouver une équipe avec qui travailler sur les idées, des gens qui aimeraient vivre cette aventure avec moi, qui ont des idées à partager, qui aimerait vivre les changements qu'ils sentent nécessaire en ce monde et inspirer par l'exemple. L'appel est ouvert si vous êtes intéressés. :)