1.e) Régénération

Réajustement

     Quelqu'un sur Facebook m'a amenée à visionner cette vidéo de 15 minutes (en français), que je vous invite à regarder aussi :


      Je n'y ai personnellement rien appris de nouveau, vraiment. Ce que j'ai compris par contre, c'est combien moi, j'ai changé mes habitudes de vie au cours des dix dernières années. À un point tel que je suis moi-même légèrement déconnectée du monde réel. Ce qui m'invite à réajuster mon article 1.d) Être éco-responsable, car je disais «la nature ne réduit pas», «il faut simplement faire les choses plus intelligemment»...

     Ce que j'ai écrit le mois passé reflète toujours ma pensée; mais je dois préciser ma pensée et admettre que j'ai fait des choix de vie qui ne vont pas dans le sens de la surconsommation ou du capitalisme.

Vivre différemment

     Nous sommes une famille de quatre, je vie à la maison (mère au foyer) et pourtant, je consomme moitié moins d'électricité que les propriétaires précédents, qui était une famille reconstituée de trois (l'enfant une semaine sur deux absent) dont les deux parents travaillaient à l'extérieur de la maison.
     Nous avons fait un choix, lorsque nous avons aménagé ensemble il y a 14 ans maintenant. Par manque de finance, nous devions faire le choix «câble» ou «internet»; il y a 14 ans, personne n'a compris que nous ayons choisi l'internet sans hésitation aucune. La télévision nous a manqué un peu, au début, mais nous avons vite appris à nous en passer. Et même lorsque nous avions l'argent pour avoir le câble, nous sommes resté avec notre décision de vivre sans la télé, qui est si rébarbative à la fin, qui gobe tout notre temps pour nous laver le cerveau avec une quantité de publicités de plus en plus grandissante. Elle ne me manque pas la télé, je me sens au contraire libérée!
     Nous avons qu'une seule voiture, pas si grande et quand les gens s'emballe parce qu'ils voient quatre écrans d'ordinateurs sur trois mètre de bureau, il faut leur expliquer que l'un des écrans est un laptop, et les trois autres sont des écrans que nous n'avons jamais jetés! Le plus vieux a été notre premier écran plat lorsque ceux-ci sont devenus abordables et… je ne pourrais dire pourquoi, notre matériel ne brise pas. Nous le gardons longtemps. Mon conjoint et moi sommes très «zen» côté matérialisme; tous deux, nous détestons «magasiner». Au contraire, plus le temps avance et plus nous nous détachons de nos choses (enfin, mon conjoint a toujours été comme ça et moi, j'ai appris la différence entre «caprice» et «besoin»).

     Et nécessairement, ma vision d'un éco-village va dans le même sens que les choix que j'ai déjà fait, en envisageant ceux que je voudrais faire, mais qui sont compliqué tel que la société est conçue en ce moment, voir carrément impossible.

     Donc, par où commencer?

C'est «durable» ?

      L'an passé, j'ai écrit à propos d'un documentaire, ou plutôt une vidéo d'une lecture: «How can permaculture save humanity and the Earth, but not civilisation.» Je vais revenir sur l'introduction de M. Toby Hemenway dans cette lecture. Dans la toute première minute, M. Hemenway reprend la définition de «sustainable» (développement durable) tel que défini par les Nations Unies:

     «Le développement durable est le développement qui rejoint les besoins du présent, sans compromettre la capacité des générations futures à rencontrer leurs propres besoins.» 
      (traduction libre de ma part depuis cette vidéo en anglais). M.Hemenway prend le temps d'expliquer en quoi le point focal de cette définition semble plutôt être sur des besoins et combien ce mot est… malléable, flexible, élastique…
      Puis, il nous fait part de sa vision à lui, en plaçant le mot «sustainable» (développement durable) en mi-chemin entre un développement «dégénératif» et «régénératif» (à 3 min. 30 sec.). Comme nous sommes présentement dans un modèle si «dégénératif», selon lui il est urgent de changer vers un modèle «régénératif». Le développement durable, c'est comme répéter toujours la même chose, ça fonctionne, mais sans grand progrès. Ce n'est pas si bon. À titre d'exemple, il fait la blague de quelqu'un qui te demanderait : « Comment va ton mariage?» et l'autre répondrait : «Oh, c'est durable…» Voyez comme ça ne sonne pas si bon? C'est une bonne cible de départ, mais nous pouvons faire mieux encore. Il faut envisager la régénération.

Réduire? Oui, quand même un peu!

     C'est un leurre de dire qu'on ne peut pas réduire du tout. Lorsque j'ai dit qu'il était possible de le faire, j'oubliais les personnes qui changent de cellulaire tous les ans, qui changent de garde-robe vêtements, souliers ou de cosmétiques toutes les saisons pour être à la dernière mode, etc.
     Pour moi, qui n'a pas de portable, qui déteste la mode ou faire les boutiques, qui aime que toutes choses durent longtemps — vêtements, souliers, meubles, électroménagers, voitures, technologies, etc. — bien sûr que je n'ai pas à réduire! Je consomme déjà très peu! Nous avons fait réparer notre télévision deux fois… la troisième fois qu'elle a brisé, nous l'avons changé avec regret, car nous détestons l'obsolescence programmée qui réduit volontairement la durée de vie des objets manufacturés.
     Si l'on prend le temps d'y penser un instant: si c'était nous qui devions faire notre table de cuisine et les chaises, par exemple, ou qui devait fabriquer notre voiture de toutes pièces, nous les ferions pour qu'ils aient une durée de vie très longue, pour ne pas avoir à les refaire tous les cinq ans! On a autre chose à faire que construire constamment tous le matériel de notre maison! Si c'était nous qui les faisions, ne n'accepterions pas qu'ils soient aussi fragiles que les choses que nous achetons.
     Pour illustrer cette pensée du matérialisme, du capitalisme et de la surconsommation à outrance, j'ai cette réplique du livre/film «Fight Club»:


et tout de suite après:


     Dans sa vidéo, Mr Mondialisation a raison de démontrer que pour chaque solution écologique (par exemple, une voiture qui consomme moins d'essence), vient derrière la déculpabilisation d'utiliser encore plus la voiture. Et ça, M. Hemenway a raison de dire que c'est ça, le «développement durable», qui fait du sur-place et qui n'est pas si bon, à la fin.
       Et ce modèle n'est pas le mien. Ce n'est pas ma vision des choses. Je pense que ma vision a tout de même été bien cernée dans les articles précédents de cet introduction de projet, donc je ne les répéterai pas.

Solutions «régénératives»

      Par contre, je ne cesserai de marteler le fait que je vise les solutions «régénératives». Je pense que ce blogue tout entier est remplis d'exemple de solutions déjà et continuera à se remplir d'idées et solutions.
      Je travaille présentement sur le chapitre des «Règles d'or»; une fois terminé, je pense que ce chapitre sera l'un des mieux placé pour énumérer les solutions régénératives telles que je les entrevoit.



*** 

1) Introduction


a. Qui est derrière le Dragon Vert?
| Qui suis-je? | Inquiétudes | Idéologies | Être mère | Mission et (r)évolution |
b. Inspiration et Engagement
| Tout commença dans la noirceur | Un monde imparfait | Qui sauvera le monde? | Héritage et Engagement |
c. Qu'est-ce que le Dragon Vert?
| D'où vient le symbole du Dragon Vert? | Pourquoi ai-je choisi ce symbole? | L'oeuf du dragon, la naissance d'une idée | Projet du Dragon Vert | Informations gratuites, pourquoi? |
d. Être éco-responsable
| Ce n'est pas… | C'est plutôt… | La nature ne réduit pas Ce n'est pas… | Faire preuve d'intelligence | Écologie et technologies |
e. Régénération
| Réajustement | Vivre différemment | C'est «durable»? | Réduire? Oui, quand même un peu | Solution «régénératives» |

(pour voir la suite des textes fondateurs du projet, consultez la page Projet pour voir la liste des articles)




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