Dilemme, questionnement, état d'âme...

     Je vis un dilemme dont je ne trouve pas la réponse, depuis 2012, depuis que j'ai pris profondément conscience des problèmes climatiques et sociaux. À quoi bon être écrivain, à quoi bon avoir une job, alors que je vois la Nature s'écrouler partout et la Vie menacée?
      Je sens l'urgence d'agir, nous sommes au bord du gouffre et pourtant, la vie continue comme si rien n'était. On continue de surconsommer comme si les ressources étaient infinies, alors que nous sommes dans la pente descendante (et abrupte) du déclin. On continue de consommer du pétrole sous toutes ses formes, alors que nous savons que nous avons dépassés l'ère de "pic pétrolier". Le pétrole qui reste à chercher est toujours plus "compliqué" et polluants à extraire et de plus en plus compliqué et polluante à le raffiner. Et on ne parle pas encore des minéraux, comme l'or, qui sont tous aussi compliqués et polluants à miner de nos jours. On fait semblant qu'on est dans un "golden age", mais il est fini depuis plusieurs décennies.

     Alors à quoi bon avoir une job, à quoi bon aller au gym, ou poursuivre ses études... à quoi bon poursuivre notre quotidien... alors qu'on devrait tous s'arrêter et travailler pour créer les changements nécessaire pour la survie de l'humanité!??

     Et des changements, il en faut à tous les niveaux, depuis la gouvernance du monde, l'économie qui, telle qu'elle est fondée en ce moment, est l'ennemi juré de l'écologie (et donc, de notre habitat, de notre épicerie, de l'air qu'on respire, de l'eau qu'on boit). L'économie telle qu'elle est maintenant nous mènera à notre perte! Mais il y a aussi des changements plus simples, comme notre consommation personnel, et les petits changements d'habitudes tous simple et quotidiens qui feront une grande différence, comme acheter en vrac, comme acheter des objets plus durables et les remplacer moins souvent. Recycler, c'est bien, mais c'est une industrie aussi polluante. Il faut avant tous repenser l'utilisation des ressources, car elles sont toutes limitées et nous en sommes beaucoup trop gourmands.
     Et je suis là à vouloir changer le monde, mais en même temps, mon "bliss" c'est l'écriture... et je n'arrive pas à concilier mon besoin d'écrire (que je sens ne pas être suffisant pour l'urgence de la situation) et ma peur de voir tout s'écrouler, de voir l'humanité tomber dans une crise planétaire pour les ressources, pour sa survie, des guerres autour des dernières sources d'eau potable...

     Plusieurs me disent que comme l'écriture est une de mes forces, c'est peut-être ma réponse par la sensibilisation et l'inspiration (quoique je n'ai pas l'impression que ce soit "assez fort" comme action). Je vais méditer sur le sujet; j'ai déjà plusieurs idées qui me viennent.
     À suivre!

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