3b) Les principes de la permaculture

Éthique de la Permaculture

(Inspiré de: L'essence de la Permaculture et du document en anglais «Permacultre, by designing ecosystems that imitate Nature»)
  1. Prendre soin de la Terre (c'est-à-dire des sols, de la forêt et de l'eau);
  2. Prendre soin de soi-même (de sa famille et de sa communauté);
  3. Partager équitablement (les biens et les surplus tout en faisant attention à sa consommation)

Source: http://permacultureprinciples.com/

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10 Principes de la permaculture

     Bill Mollison n'a jamais établis de principes proprement dit, par contre les enseignants en Permaculture se sont inspiré des textes de M.Mollison et de leur compréhension de la nature. Ainsi, dans le texte de L'essence de la Permaculture sont énumérés 12 principes de la permaculture, alors que dans «Permacultre, by designing ecosystems that imitate Nature» et plusieurs autres, 10 principes ont été énumérés. Pour avoir lu et comparé plusieurs textes, ces 10 ou 12 règles sont globalement les mêmes, avec une variation dans le titre du principe. Lorsqu'on s'attarde sur le fond de chacune des idées de ces principes, elles en demeurent les mêmes.
     « L'objectif des principes est de générer des directives pour le design, c'est-à-dire une marche à suivre pour respecter le principe dans le design spécifique. Un exemple simple serait que pour le #8 "Principe des fonctions multiples pour chaque élément", nous pourrions donner la directive que "Chaque élément inclus dans le design ait au moins 3 fonctions.» -- Wen Rolland.

     Ce qui suit ci-bas est fortement inspiré (et traduit) du texte «Permacultre, by designing ecosystems that imitate Nature», croisé avec le texte (traduit) du livre Gaia's Garden.

     Je vous invite aussi à lire sur le blogue de mon ami Wen Rolland «10 principes régissant la conception de système horticole en permaculture»; pour faciliter la comparaison des deux textes, j'ai modifié l'ordre des principes pour aller avec le texte de Wen. :)

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1) Principe de l'observation et l'analyse du site

     Par l'observation du site au fil des saisons, nous pouvons mieux comprendre ce qui se passe naturellement sur ce lieu spécifique. L'aménagement paysager (jardins, boisés, vergers, étangs, etc.) et les bâtiments (maison, ferme, serre, etc.) seront ensuite fait en fonction des points cardinaux, de la pente du terrain, d'où s'accumule l'eau, d'où se trouve le corridor éolien, etc.
     Le permaculteur doit faire preuve d'observation patiente et réfléchie plutôt que l'action spontanée et irréfléchie. Il est impossible de faire un copier-coller d'une conception d'un site à l'autre. Chaque site est unique et le permaculteur doit adapter sa conception pour chaque site.
     Nous pouvons apprendre à coopérer avec la nature, travailler dans le même sens qu'elle (plutôt que de se battre contre elle). Une conception réfléchie et patiente réduira l'ampleur et la difficulté de chaque tâche à venir.

2) Principe de connectivité, de diversité et d'effet de bordure

     La diversité d'un système permaculturelle ne se compte pas en nombre d'éléments, mais en nombre de relations entre les éléments. Des associations multiples nourrira chaque forme de vie, ce qui favorisera la stabilité et la résilience de tout le système, tout en réduisant les problèmes pathologiques ou la compétition des nutriments.
     Les bordures entre deux systèmes sont particulièrement diversifié. Les zones humides par exemple encourage les relations entre les espèces aquatiques, terrestres et celles des zones humides.

3) Principe d'utilisation d'une technologie appropriée

     Les systèmes naturelles fonctionnent en soi très bien sans les technologies humaines. Un arbre par exemple est très efficace à collecter l'énergie solaire.
     Malgré le fait que la technologie semble propulser la productivité d'un système, des processus manufacturier, des transports ou l'entretient continu, tout cela demande en fait beaucoup d'énergie, augmente le nombre de tâches et produisent des polluants toxiques. En considérant tous les facteurs, la technologie peut en fait créer une perte d'énergie ou augmenter la masse de travail.
     Des technologies propres et simples, basées sur la gravité, le rayonnement, les énergies renouvelables, des matériaux naturels et disponible facilement — comme des vers pour le composte — sonne comme de bons investissements pour un future durable. 

     Dans un domaine où les matériaux de constructions conventionnels sont rares et dispendieux, nous pouvons par exemple construire des maisons ou des bâtiments à partir de bottes de foin, protégée d'adobe ou de stuc. Ces matériaux sont locaux, peu coûteux, facile à travailler, non-toxique et abondant. Ou encore construire des maisons de types Earthship, bâties à partir de matériaux recyclés et de terre, etc.
     Une autre exemple serait les maisons de sacs de terre, aussi appelé "Earthbags".
Exemple d'une maison style "Earthship"


4) Principe du cycle et de la collecte de l'énergie, des ressources et des nutriments

      Le cycle naturel d'une forêt ne crée que des nutriments et aucun déchet. Ce qui est un «déchet» pour une espèce devient un nutriment pour un autre. Ainsi, les animaux, les oiseaux, les insectes et les micro-organismes de la terre respirent l'oxygène produit par les arbres, les buissons et les plantes, et expirent un carbone qui est respiré par les végétaux. Le système digestifs des animaux conservent les nutriments nécessaires à leur survie et rejettent les excréments, qui deviennent la nourriture des végétaux qui prennent racines dans la terre.
      La pluie ruisselle jusqu'à la terre ou s'accumule dans les ruisseaux, où animaux et végétaux la boiront. Par la transpiration des végétaux ou des animaux, l'eau se vaporise, remonte au ciel et forme les nuages, pour ramener la pluie sur la forêt. Où il y a une forêt, il y a de la pluie. C'était une eau potable avant l'intervention humaine qui a compris un peu tard la nature sacrée de l'eau.
      Ces cycles sont parfait, équilibré et harmonieux. Rien ne se perd, tout se transforme et est redistribué, équitablement et en abondance. Voici un modèle vers lequel s'inspirer pour un future durable. 
       L'énergie et les nutriments ont tendance à se précipiter au travers du site rapidement. Il est possible de les "collecter" pour ralentir leur l'élan et ainsi laisser le temps à tout le système de bien l'assimiler.
      Aménager un fossé ou une rigole est un exemple classique en permaculture pour accumuler l'eau qui ruisselle le long d'un pente et ainsi permettre une meilleure distribution de l'eau de pluie le long de la pente, et peut-être aussi éviter des surplus d'eau ou inondation tout en bas. Chaque cycle est une opportunité pour un meilleur rendement.

5) Principe de la petite échelle

     Utiliser un développement à petite échelle, à grandeur humaine, mais maximiser chaque système. Débutez à votre porte avec un petit système qui «fera la job», à la hauteur de vos moyens, puis agrandissez au fil de votre succès. Un système agricole bien monté, par exemple, peut avoir un rendement incroyable sur une parcelle de terre aussi petite qu'un acre et parfois moins.

6) Principe des ressources biologiques et renouvelable

     Les ressources biologiques et renouvelable (habituellement d'origine d'êtres vivants et leurs produits) se reproduisent, s'accumulent facilement avec le temps, assurent un rendement et le stockage d'énergie et interagissent avec d'autres éléments.
     Utiliser ces ressources biologiques et renouvelables peut favoriser la santé général du site, de ses habitants (humains, animaux, végétaux, etc.) et du rendement, et au fil du temps réduire les besoins des éléments externes du système. Travailler avec les matériaux locaux réduit ou annule complètement les coûts de transport et la pollution qui y est rattaché, tout en diminuant le coût des différents projets. C'est en évitant les coûts accablants que les projets écologiques à portée de tous verront le jour!


7) Principe des éléments multiples pour chaque fonction

     Si la fonction, par exemple, est de chauffer une serre, penser à plusieurs sources de chaleur, en cas qu'un des systèmes soit défaillant. La chaleur du soleil est la principale source de chaleur de la serre, mais ensuite, il est possible de chauffer par la masse thermique d'un compost installé au centre de la serre, ou d'installer un «poêle rocket», ou encore une géothermie, etc.


8) Principe des fonctions multiples pour chaque élément

     Si l'élément est par exemple une clôture, elle doit avoir plusieurs fonction. Une clôture peut, bien entendu séparer le terrain, empêcher les animaux d'entrer dans le jardin, elle peut aussi être un élément pour augmenter la beauté du jardin ou devenir le tuteur des plants de courges, ou des vignes.

9) Principe de la succession naturelle

      Par la collaboration de la succession naturelle, nous pouvons observer qu'un système vivant avancera généralement de l'immaturité vers la maturité. Si nous l'acceptons et que nous nous y alignons avec nos conceptions (plutôt que de nous battre contre), nous sauverons temps et énergie (travail physique, électricité, carburant, etc.).
     Lorsqu'une forêt est perturbée, la nature débute un processus de guérison en se couvrant d'une variété de plantes qu'en d'autres situations, on les appellerait «mauvaises herbes». Elles préviennent l'érosion, fixe l'azote, crée un paillis, apportent des nutriments et rétablissent l'équilibre délicat des micro-organismes du sol.
     Pour restaurer une terre, il nous est possible d'accélérer le processus des successions naturelles en plantant ensemble une variété de plantes utiles et en les laissant suivre leur évolution naturelle. Dans un pâturage par exemple, nous pouvons introduire des charançons bénéfiques pour contrôler les chardons. Nous pouvons planter des annuelles et des légumineuses vivaces (par exemple, du trèfle) pour fixer l'azote du sol. Ou encore planter des espèces utiles comme de la luzerne, de la consoude ou des échinacées qui aideront à accélérer la progression vers un système productif et autosuffisant.
     Les écosystèmes matures sont plus diversifiés et productifs que les jeunes systèmes. Nous avons tous avantages à accompagner les systèmes que nous conceptualisons vers la maturité.

10) Principe du positionnement relatif et compagnonnage

     Le meilleur exemple que je connais pour illustrer le positionnement relatif et les bienfaits du compagnonnage, c'est le principe amérindien des «Trois soeurs». Les amérindiens plantaient ensemble du maïs, des courges et des haricots. La tige robuste du maïs servait de tuteur aux haricots, les haricots étant une légumineuse, fixaient l'azote du sol, ce qui était particulièrement favorable à la croissance du maïs et des courbes. Les courges elles, couvraient le sol de leurs larges feuilles, créant ainsi un microclimat, conservant l'humidité près du sol et éloignant certains nuisibles. Les trois ensemble s'entraidaient l'une l'autre, et formaient la base de l'alimentation des tribus qui faisait la pratique des «trois soeurs».
     Ainsi, en planifiant le jardin avec le compagnonnage des plantes, nous pouvons planter, par exemple, des plantes repoussant les vers près des choux qui sont vulnérables aux vers, ou planter de la cataire au jardin pour attirer les chats et ainsi éloigner les mulots ou les lapins, ou mettre des fleurs pour attirer les insectes pollinisateurs.
     Le positionnement relatif signifie aussi mettre les fines herbes près de la maison, et l'avoine près de l'écurie pour s'éviter des déplacements inutiles. Ou encore, de planter de la menthe sous l'écoulement du toit de la serre pour absorber les surplus d'eau et laisser l'arôme mentholé entrer par l'aération de la serre et ainsi devenir un répulsif pour les insectes nuisibles qui aiment le confort de la serre.
     Le positionnement relatif est donc une stratégie pour avoir un maximum d'impact avec le moins de gestes possible. Laissons la nature suivre son cours normal et simplement bénéficier de ses richesses et son abondance spontané.





     


Le jardin en spirale est un grand classique permaculturelle et un bon exemple du positionnement relatif des plantes. L'eau s'accumulant au bas de la pente, on plantera au bas les plantes avec un plus grand besoin en eau, est les plantes demandant une terre plus "sèche" en haut (au centre de la spirale)



Le concept de la forêt nourricière, le jardin forêt ou agro-foresterie est un autre exemple classique d'un positionnement relatif qui fonctionne à merveille.

Pour en savoir plus sur les forêts nourricière, je vous invite à consulter les pages de Wen Rolland, qui donne régulièrement des formations pour vous permettre de concevoir les vôtres.


Voir "Qu'est-ce que la Permaculture" ici. 


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3a) Qu'est-ce qu'est la Permaculture?

(article révisé et réécrit le 6 janvier 2014)

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Origine et signification

   (extrait traduit du livre «Gaia's Garden», page 5)

     La permaculture utilise un ensemble de principes et de pratiques pour concevoir des habitats humains durables. Le mot [permaculture], la contraction de «culture» et «permanence» et «agriculture permanente», a été inventé par deux Australiens. Le premier, Bill Mollison, un charismatique et iconoclaste enseignant, ancien forestier, trappeur, naturaliste sur le terrain, et auteur de la dense et encyclopédique bible du domaine «Permaculture: A designer's Manuel». L'autre est David Holmgren, l'un des premiers nombreux élèves de Bill, qui a brillamment répandu les capacités permaculturelles.
     Mollison disait que l'idée originale pour la permaculture lui est venue en 1959 lorsqu'il observait les marsupiaux brouter dans la forêt tropicale en Tasmanie. Inspiré et impressionné par l'abondance vivifiante et la riche interdépendance de cet écosystème, il a griffonné dans son journal de bord: «Je crois que nous pourrions construire un système aussi fonctionnel que celui-ci». Dans les années 1970, lui et Holmgren, utilisant ce qu'ils avaient observé dans la nature et chez les cultures indigènes, ont commencé à identifier les principes qui rendaient ses systèmes si riches et durables.
     Leur espoir était d'appliquer ces principes pour concevoir des paysages à la fois écologique et productif. Ils ont raisonnés que si la vie a prospéré sur Terre pour plus de trois billions d'années, si les peuples indigènes ont vécu relativement harmonieusement dans leur environnement pour des millénaires, alors la vie et les indigènes doivent avoir compris quelque chose de la durabilité. La thèse de David, que lui et Bill ont révisée et détaillée, à évoluée pour devenir le livre révolutionnaire «Permaculture One (1978)» 

(Permaculture 1, une agriculture pérenne pour l'autosuffisance et les exploitations de toutes tailles)
     Et depuis ce temps, la permaculture fait ses preuves en tant que système écologique fonctionnel. C'est en quelque sorte le premier mouvement, avant même que l'on commence à parler de «développement durable» autour de l'an 2000.
     Quoique l'on parle beaucoup d'agriculture permaculturelle, il faut se rappeler que la permaculture va plus loin que le jardin et qu'elle représente «la culture de la permanence» et permet de concevoir des villages, des villes, des entreprises, la gestion d'un territoire, etc. car pour Bill et David, la permaculture signifie le mimétisme de la nature pour obtenir une «production abondante de nourriture» tout en créant un écosystème viable qui remplit des fonctions écosystémiques, tout en favorisant la vie en communauté.

     Pour reprendre les mots de mon ami Wen Rolland dans sa vidéo (que je n'arrive pas à annexer ici à cause d'un bug) "Wen Rolland - Introduction à la Permaculture (Français)":
      «La permaculture n'est pas une méthode de jardinage. C'est une science de design basé sur l'observation, qui a pour but d'organiser les éléments de nos systèmes humains, afin de les rendre stables, résilients et perpétuels.»
     «Elle s'intéresse aux relations que nous pouvons établir entre les différents éléments d'un système, afin de planifier consciemment et intelligemment l'utilisation des ressources, dans le respect de la vie.»
     «C'est une manière positive et évolutive de voir le monde et de le créer harmonieusement, basée sur une éthique et des principes universels.»
Comme le dit si bien Wen:
     «Il faut bien faire la différence entre l'approche de design systémique qu'est la permaculture et les outils, techniques et stratégie qui font parti du coffre à outils du permaculteur. Ces outils, techniques et stratégie peuvent être utiliser sans que cela ne soit de la permaculture.
     Faire des buttes dans un sol sableux n'est pas une très bonne idée. Planter une forêt nourricière dans un sol d'argile compacte peut donner des résultats désastreux, simplement parce que nous n'avons pas appliquez l'approche de design avant de choisir les outils.»

      Si le sujet vous intéresse, je vous invite à visionner les vidéos de Wen ou de consulter son blogue ici. Wen donne entre autre des formations de forêt nourricière et fait ses annonces sur sa page Facebook.

Source: http://permacultureprinciples.com/

Voir la suite de l'article sur la Permaculture ici.

1d) Être éco-responsable

Écrit le: 1er Janvier 2014 
(pour voir la suite des textes fondateurs du projet, consultez la page Projet pour voir la liste des articles)

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Ce n'est pas…

     Le plus souvent, lorsqu'on parle d'écologie, de sauver la planète, de mouvements environnementaux radicaux, on entend les mots ou les expressions du genre: réduire, consommer moins, vivre dans des maisons plus petites, économiser l'énergie du chauffage (avoir froid l'hiver), éviter l'air climatisée (avoir chaud l'été), recycler… Pire encore, parfois on entend: on ne retournera tout de même pas dans les cavernes à s'éclairer aux chandelles!
     Les écologistes sont souvent vus comme des freins à l'expansion technologique ou économique. Ce sont effectivement des idées fâcheuses, qui ne donnent aucune envie de devenir éco-responsable. Qui veut devoir se priver et en plus, avoir moins de conforts?
     Je pense qu'on regarde les symptômes et on cherche à soigner les symptômes. On oublie trop souvent de regarder la vue d'ensemble, et de retourner à la racine des problèmes. 



C'est plutôt…

     Si je me tourne vers mon mentor, mon enseignante, la nature — prenons par exemple un pommier sauvage: la nature ne réduit pas sa production de fruits pour être plus durable. Au contraire, lorsque les conditions sont bonnes, la nature se montre toujours généreuse!
     Il y a toujours une multitude de fleurs au printemps pour les insectes pollinisateurs, puis une multitude de fruits pour les insectes, pour les oiseaux, pour les écureuils, les cerfs ou l'humain qui passe pas là. Et plus important que tout, le reste — les pétales des fleurs, les pommes pourries, les feuilles qui tombent l'automne, les branchages qui cassent l'hiver — sont une nourriture pour les micro-organismes de la terre, qui à leur tour, fournissent ensuite les nutriments nécessaires à l'arbre pour vivre.

La nature ne réduit pas

     La nature ne crée pas de déchets. Dans le cycle parfait de la nature, tout ce qui est créé sert à quelque chose, à quelqu'un, rien ne se perd, mais tout se transforme, à l'infini.
     Nous n'avons pas besoin d'avoir des maisons moins confortables — plus petites, plus froide l'hiver ou trop chaude l'été. Par contre, nous pouvons repenser comment nous construisons les maisons pour qu'elles soient naturellement confortables — par l'énergie passive par exemple — et par le fait même, qu'elles soient plus économe énergiquement parlant, sans réduire le confort qu'elles nous procurent.

Faire preuve d'intelligence

     Avant de parler de surpopulation ou de famine, parlons d'abord du problème d'acheminer la nourriture produite avant qu'elle ne périme, là où elle est nécessaire. Nous pouvons repenser le modèle agricole pour une polyculture locale. Démantelons le mythe selon lequel l'agriculture biologique a un rendement plus faible et démontrons qu'avec les bonnes connaissances, il est possible d'avoir un rendement maximal sur de petite surface de sol, sans pesticide, avec une fertilisation toute naturelle, à porté de notre main.
     Nous n'avons pas besoin de mettre nos parents en pension pour personnes âgées, et nos enfants en pension éducationnelle, pendant que nous vivons une vie acharnée et sur-occupée et sans une minute pour accorder du temps à nos parents ni nos enfants que nous chérissons pourtant. Nous pouvons par contre repenser le modèle de vie et de travail à proximité de la maison et des personnes que nous aimons.

Écologie et technologies

     L'idée derrière le Dragon Vert n'est pas de tourner le dos à la technologie, bien au contraire. Avoir un ordinateur, l'internet, le téléphone, un appareil photo, une machine à pain ou une lessiveuse sont des conforts que je ne suis pas prête à laisser tomber! Par contre, par définition, le Dragon Vert s'oppose aux technologies polluantes. Les principes d'énergies fossiles, d'obsolescence programmée, ou de croissance économique illimitée sur une planète aux ressources limités n'ont pas leur place dans un tel projet.



     Mais nous, humain, sommes intelligents. Nous saurons trouver une autre source énergétique, une méthodologie de production qui soit respectueuse des ressources naturelles et qui ne crée pas de déchets. Cela est possible, si nous osons reprendre les concepts à leur base. Cela est possible, si nous n'avons pas peur du changement, pour un monde meilleur.


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1) Introduction


a. Qui est derrière le Dragon Vert?
| Qui suis-je? | Inquiétudes | Idéologies | Être mère | Mission et (r)évolution |
b. Inspiration et Engagement
| Tout commença dans la noirceur | Un monde imparfait | Qui sauvera le monde? | Héritage et Engagement |
c. Qu'est-ce que le Dragon Vert?
| D'où vient le symbole du Dragon Vert? | Pourquoi ai-je choisi ce symbole? | L'oeuf du dragon, la naissance d'une idée | Projet du Dragon Vert | Informations gratuites, pourquoi? |
d. Être éco-responsable
| Ce n'est pas… | C'est plutôt… | La nature ne réduit pas Ce n'est pas… | Faire preuve d'intelligence | Écologie et technologies |
e. Régénération
| Réajustement | Vivre différemment | C'est «durable»? | Réduire? Oui, quand même un peu | Solution «régénératives» |
(pour voir la suite des textes fondateurs du projet, consultez la page Projet pour voir la liste des articles)